Deux présidents pour le prix d’un. Deux présidents à la même table. En fait, je me demande si le fait de fréquenter (et d’être marié avec) un président, ça n’attire pas d’autres présidents. Parce que depuis hier, j’en ai un autre dans mon entourage proche. Un autre président. Et maintenant, quand je vais vouloir parler de chacun d’eux, je vais devoir les différencier. Un peu comme les jumeaux : trouver un moyen de les nommer de façon bien distincte pour que ceux qui à ce qui j’en parlerai sachent de qui il s’agit. Et pour que les lecteurs de ce blog sachent aussi de qui il est question. Parce que du coup, il y a le premier des deux présidents, historiquement. Et par le fait qu’il a cumulé plusieurs mandats pendant des années et le deuxième. Second pour l’instant mais allez savoir si un troisième ne va pas montrer le bout de son nez un de ces quatre.

Alors, pour que tout le monde comprenne bien les choses, il y a le président-président (double mandat) mais qui, depuis le 31 août a démissionné de sa charge de présidanse et de ce fait, est redevenu simple président. Et il y a le patron qui est devenu président hier. En plus, toutes proportions gardées, ils ont chacun le même style de présidence. La même charge. Il n’y a que leur peuple qui est moindre. Un peu comme si l’ex-présidanse  était la Belgique et le nouveau président était le Lichtenstein. Ou la Principauté d’Andorre. Ou le Vatican. N’en déplaise à ses origines huguenotes. C’est juste une image pour appuyer ma démonstration par les exemples. Du coup, j’ai mon président et mon président et quand ils sont ensemble, je dois absolument les nommer différemment pour ne pas faire d’accroc au protocole ni d’impair à la tinence.

Je propose donc que, dans l’intimité et dans l’intimité seulement, l’ex-présidanse, je l’appelle toujours président comme avant. Et que je nouveau président, je continue de l’appeler patron. Mais quand nous serons en public, j’appellerai le nouveau Présiducru et l’autre Présidibal. C’est très laid mais au moins… chacun s’y reconnaîtra. C’est vrai que ça fait un peu marque de fromage. Deux présidents sur un même plateau. Deux présidents à la même table. Ce n’est jamais que la continuité de cet étonnant rassemblement de dirigeants de dimanche dernier à Paris, en soutien à la liberté de la presse et en hommage aux victimes des 7, 8 et 9 janvier. En tout cas, vous, je ne sais pas si ça vous va mais moi, ça me convient. Et aujourd’hui est un grand jour car non seulement je suis toujours Charlie mais j’ai aussi Charlie. Enfin. Tout commence à rentrer dans l’ordre. Ou presque.