Oui, nous sommes à J moins 1 de la fin de cette année 2014. Fut-elle une annus horribili (non, ce n’est pas sale) ? Ou fut-elle annus tout court ? Restera-t-elle dans les annales ? Ce n’est pas encore vraiment l’heure des bilans ni même celle des résolutions mais je peux d’ores et déjà dire que moi qui aimais bien le nombre 14, je suis en train de revoir mes notes et mon jugement.

Si je regarde un peu en arrière, que vois-je ? Une année forte en problèmes ORL. Heureusement, moins de migraines. Mais quand j’en ai eu, elles étaient si fortes les migraines, d’ailleurs, que je peux déjà valider le fait que c’étaient plus des graines entières que des simples moitiés. Mauvaise graine qui s’insinuent en moi, graine de voyou, le moins qu’on puisse dire, c’est que j’en ai pris plus que ma part. Et sans compter ces quelques insomnuits qui m’ont accompagné. Toujours en traître et toujours par derrière. Beuark, je ne vous aime pas, tu sais.

Si je continue de regarder un peu en arrière, que vois-je encore ?  Un torticolis ! Bravo, tu as gagné,  Stéphane. À force de vouloir faire le malin, de vouloir être toujours le plus fort, c’est ballot mais maintenant, tu es bloqué du cou. Et je vous garantis que je n’ai aucun accent, quand je parle. Donc, c’est bien une histoire de cou, pas autre chose. Bien sûr, au milieu de tout ça, il y a eu deux mariages dont le mien. Ça fait pencher un peu la balance du côté de l’équilibre.

Bon, ben, je vais me pencher sur ces derniers mois, alors. Mais je fais attention, maman, sois tranquille, je ne suis pas fou, il n’y a pas de garde-fou mais j’ai toute ma tête, alors, je ne risque pas grand-chose. À moins de tomber dans l’oubli… Mais bon, faudra bien que je m’y fasse, à cette idée, c’est un peu le lot de tout un chacun. Et un jour, viendra le mien. Et une heure arrivera que ce sera la der des ders. Et je ne serai plus rien.

Alors, le mieux, c’est encore de rester sagement et confortablement assis ou allongé, quand j’ai besoin de me détendre et de me reposer. Et de rester debout, quand j’ai envie d’être debout, droit, digne et tous ces adjectifs qui commencent par « d » et sinon, regarder devant moi. Même si je n’ai pas une bonne vue, ce sera toujours moins douloureux que de regarder dans le miroir… Moins douloureux, certes mais ô combien plus angoissant.