Il est très agréable malgré tout le parfum des Noël d’antan. Des Noël de quand ils étaient encore blancs alors que maintenant, c’est sous mes cheveux blancs que je vois Noël passer chaque année. JE vous parle d’un temps où je croyais au Père du même nom. Celui qui m’apportait une partie de ce dont je pouvais rêver. Une partie seulement car à l’époque, on ne recevait pas plus que de raison et pourtant, on en avait pas mal des cadeaux pourtant. Et en plus, ça nous faisait vraiment plaisir. On y tenait comme à la prunelle de nos yeux, à nos nouveaux jeux et jouets. Et à mes nouveaux livres, déjà. C’était un temps que les moins de vingt ans d’aujourd’hui ne peuvent pas comprendre.

Il était bon aussi le parfum des Noël de mon adolescence même si lors de temps plus durs, je me suis vu offrir des cadeaux un peu plus simples mais venant du cœur. Et alors, soudain, même un magnétophone à cassettes devenait alors le trésor le plus important de la terre. Même d’occasion. Car il m’ouvrait des portes sur des libertés encore inconnues et dont je soupçonnais quelques existences. Qu’il fut doux ce cadeau tout simple, cet anneau en guise d’alliance, gravé avec les initiales de mes parents et mon S à moi. Je l’ai gardé si longtemps à mon doigt… Et aujourd’hui, s’il n’est plus là, il y en a un autre auquel je tiens tant. Aussi parce qu’il lui ressemble.

Et malgré le fait d’avoir bouché tous les orifices de Noël hier soir, à la maison, ce matin, en me levant, j’ai eu la surprise de voir un paquet cadeau devant mon déjeuner pour le petit (pas de bol !) et j’ai attendu que le président (mais aussi ex-président) se lève pour l’ouvrir pendant qu’il ouvrait les siens et j’ai eu la surprise d’avoir un cadeau tout simple à l’image de ceux des années plus difficiles : un lecteur de cassettes audio comme les baladeurs des années 80. Un peu plus petit. Un peu plus design et un peu plus utile. Un joli cadeau dont j’avais un peu rêvé histoire de retrouver les musiques d’une époque révolue. Je ne lui en veux pas, au Père Noël. Car le cadeau me fait plaisir malgré tout.