Hier soir, juste après dîner, j’étais en train de faire la vaisselle (je fais toujours la vaisselle) et je me souviens parfaitement avoir eu une idée de billet pour ce blog. Je me suis dit que j’allais la noter juste après avoir essuyé les deux derniers verres (puisque j’en étais à la fin de cette vaisselle) et donc, dans moins de deux minutes, je serais devant mon PC ou devant mon petit carnet de notes et vogue la galère, voici au moins un billet pour lequel j’aurais eu de l’inspiration.

Sauf que quelque chose a capturé mon attention pendant quelques instants, que je ne me suis bel et bien retrouvé devant mon PC, à vérifier si j’avais reçu des courriels et je m’apprêtais à faire une partie de Free Cell quand je me suis demandé : « Mais, au fait, c’était quoi la bonne idée de billet que j’ai eue tout à l’heure en terminant d’essuyer la vaisselle ? » et de me creuser les méninges sans résultat mais avec un peu de ce curieux mélange que je connais bien : doute, angoisse et énervement.

Peu importe, me suis-je finalement dit, ça va bien me revenir, je peux faire confiance à ma mémoire, elle est encore vive et intacte. Donc, ça va forcément me revenir et tout rentrera dans l’ordre.

Sauf que j’ai passé la soirée sans rien faire de particulier qui monopolise mon attention plus que ça et je suis allé me coucher sans m’être souvenu de la bonne idée que j’avais eue en faisant la vaisselle. C’est ballot, ai-je pensé, en allant me coucher. Mais ça va peut-être me revenir dans la nuit. Si elle me porte conseil, comme on dit.

Ce matin, je me suis levé très tôt (3h45) parce que, en cette période de fêtes, je travaille plus et plus tôt et en plus, mais j’ai une crève qui m’empêche de bien dormir de toute façon. Je suis en pleines perturbations physiques alors que je n’ai même pas eu de préavis de crève, ça m’est tombé dessus comme ça, par derrière, sauvagement, même, pour ne pas dire sournoisement. À moins que ce ne soit l’inverse…  Bref, levé tôt mais toujours pas retrouvé ce que j’avais pensé et que je trouvais bien.

Alors, j’ai regardé ma mémoire et j’ai constaté, très désappointé, qu’il y avait quelques trous dedans. Et sans doute, par mégarde, j’avais provisoirement rangé ma bonne idée dans un coin où justement, il y avait un trou, même petit. Et donc, au premier mouvement, l’idée est partie et comme partir, c’est mourir un peu, je me sens contrarié depuis ce matin. Voire depuis hier soir.

Ça m’a un peu gâché ma journée, ça m’a empêché de travailler normalement, je n’ai pu le faire qu’à 99% de mes capacités. De travail. Pas de recherche de la bonne idée. Mais en revenant à la maison, ce midi, ça m’est encore revenu dans la boîte à remue-méninges, dans le tiroir à énervement quand on ne trouve pas ce qu’on cherche. En pestant contre tout ce qui m’entoure car franchement, une bonne idée pareille, ça n’arrive pas souvent.

Alors, je vous propose une chose : on n’a qu’à faire comme si j’avais écrit un truc vachement bien et que vous me le diriez. Que c’est vachement bien. Et alors, je vous en remercierai, rougissant légèrement mais je n’en penserais pas moins : « c’est normal, j’ai du talent, je suis génial. » Euh… on se revoit demain quand même ?