On n’a qu’à dire ça, oui. C’est reparti mon  Kiki. C’est reparti comme chaque lundi matin sauf peut-être les deux prochains à venir. Oui, parce qu’il est probable, même si je ne le sais pas encore, si je ne le sais toujours pas, il est probable que je doive travailler dimanche et lundi prochain tout en ne sachant pas quel sera, quels seront mes jours de repos pour compenser. Je n’aime pas être dans l’expectative comme ça, je considère que c’est se moquer du monde. De la part de mon directeur, c’est considérer les employés comme quantité négligeable. Comme personnel taillable et corvéable à merci. Mais je ne vais pas faire de la contestation syndicaliste dans ce blog, ça ne me ressemble pas.

Chaque lundi, comme si j’avais gagné un tour de manège gratuit sans avoir attrapé la queue du Mickey et encore moins celle du Kiki. Ça recommence. Ça s’en va mais ça revient, c’est fait de tous petits riens mais ça n’a rien d’une chanson populaire. Ça ressemble plus à une rengaine. Pas une mélopée mais pas loin non plus. Une espèce de scie qui finira bien par me faire tomber de la branche sur laquelle je suis assis pour mieux observer mes contemporains. Comme si ça me suffisait pour être à l’abri de la routine et de l’ennui qu’elle peut occasionner. Mais heureusement, j’ai toujours de quoi faire dans ma tête pour ne pas tomber dans le désœuvrement.

Non, parce que dans mon cerveau, les synapses font bien leur boulot et que je sais toujours m’occuper pour ne pas sombrer dans la mélancolie plus que de raison. Il me reste encore environ sept ans à faire pour changer radicalement de vie et me trouver dans cette situation, pour l’heure abstraite, qui fera que je n’aurai plus les mêmes obligations. Peut-être tomberai-je alors dans une autre forme de routine voire de routines au pluriel. Mais j’aurai moins de contraintes liées au manque de temps puisque j’en aurai à revendre. Et alors, ça sera reparti pour un autre Kiki, à moi de me préparer pour bien le gérer  afin de bien le vivre.