Mais non, je ne suis pas bourré, je sais encore ce que je dis et je tiens encore debout, tiens, regarde, sur une seule jambe avec les bras devant moi, t'as vu, moi je ne bouge pas d'un pouce, c'est toi qui tournes autour de moi. Alors si je te dis que je suis pas bourré, tu peux me croire. Et si je te dis que j'aime ton corsage (corps sage ?), c'est que j'aime ton corsage. Idem pour ton gilet.

En plus, je trouve que tu as de la jambe, et ça, ce n'est pas pour me déplaire. J'ai même envie de dire que ta cuisse me séduit et que tu as une belle robe. Et puis ce que j'aime aussi, chez toi, c'est que tu as de l'humour et ça, tu vois, c'est hyper important. Au moins, comme ça, on n'a pas le cafard quand on est ensemble tous les deux, toi et moi.

J'aime ton corps, j'aime ton élégance même si c'est surtout au début que tu as de l'élégance, au bout d'un moment, tu deviens très vite comme moi, tu te lâches et forcément, quand on se laisse un peu aller, c'est moins chic mais bon, on est que tous les deux.

Oui, j'aime ton corps, plutôt charpenté, puissant, un peu rond, même, ce qui n'est pas pour me déplaire, finalement. Quand je t'embrasse, à pleine bouche, tu fais la queue de paon et ça, c'est le paradis, pour moi.

Non vraiment, ce Château Pinambourg de Saint-André les Bouses est un très bon cru, monsieur le maître de chai mais vous voyez, là, j'en ai tellement goûté que je ne sais plus très bien lequel je vais prendre. Alors, je vous propose la chose suivante, je vais aller dormir quelques heures et je reviens ensuite pour vous acheter un carton ou deux mais là, j'ai vraiment besoin de m'aérer. Mais je vous jure que celui-ci, là, le dernier, il a de la cuisse, il est élégant et son corsage est superbe mais là, vraiment, je n'en peux plus. Ooups, c'est par où déjà, la sortie ?