Il y a quelques temps de cela, j’ai écrit un billet* sur deux ampoules atteintes de phobie : l’une de la lumière et l’autre, du noir. Et j’avais sorti ma science, comme toujours et que ceci et que cela et que bien sûr, ampoule à vis et que, encore bien sûr, ampoule à douille. Et je ne me suis pas rendu compte, évidemment, que, en voulant étaler ma pseudo connaissance des ampoules, je ne faisais que montrer que je n’en savais foutre rien. Mon ignorance crasse aurait pu passer inaperçu mais il n’en fut rien. Mais il n’en est rien. Un des rares lecteurs de ce blog a vu la boulette (à douille) et me l’a fait savoir par mail. Je peux au moins lui savoir gré de ne pas avoir publié un commentaire qui m’aurait alors fait rougir plus que de raison.

Alors, puisqu’il le faut, je vais l’écrire haut et fort : au temps pour moi ! J’ai confondu les choses mais le fond de ma pensée n’était pas sans fondement et donc, si je suis confus, c’est juste par manque de précision dans les termes employés. J’aurais dû parler d’ampoules à vis et à baïonnette au lieu d’ampoules à vis et à douille. Parce qu’elles ont toutes une douille, les ampoules. Alors, maintenant qu’on a éclairé sa lanterne, Stéphane, il se le tient pour dit et il ne se le fera pas dire deux fois. Quelle andouille a-t-il pu être de ne pas avoir pu être plus clair ! En tout cas, je fais acte de contrition et je bats ma couple et quand celle-ci sera pleine, je boirai ma honte jusqu’à la lie.

Non, plus sérieusement, cet ami lecteur, sur le coup, je me suis dit : quel culot ! Et en y regardant de plus près, force fut de m’avouer que sa vertu fut plus utile que mon vice. Et donc, je ne peux que lui témoigner de ma gratitude, pour m’avoir corrigé à bon escient et de mon admiration pour avoir une telle connaissance. Ses propos étaient lumineux, pas du tout agressifs. C’est un bon pédagogue. Du coup, à partir de maintenant, il a mon autorisation pour publier ses commentaires directement sur le blog, sauf si ce sont des reproches, qu’il ne change rien, c’était très bien ainsi. Et publier sur le blog, surtout quand il y a de la lumière, il peut venir, ça veut dire qu’il y a du monde. Enfin, au moins moi. Ce n’est pas grand-chose mais c’est déjà ça.

* phobies (1) du 8 novembre 2014