Ce matin, alors que je ne travaille pas puisque j’ai pris ma journée pour assurer le dîner de ce soir, non pas seulement pour la préparation mais aussi pour en profiter, car si je m’étais levé à 3h pour aller travailler, j’aurais été sur les rotules avant même le début de la réception, après la visite de Bordeaux qui doit durer trois heures, ce matin, donc, alors que je suis parti acheter les deux ou trois choses qui me manquaient pour le repas de ce soir, sur le quai du tramway, j’ai vu que cette semaine, qui vient de s’écouler, du 6 au 11 octobre, c’était la semaine du respect. Putain, ça me troue le cul. Euh, pardon, ça me troue l’anus.

Je ne sais pas dire si je trouve ça bien ou pas, la semaine du respect, de la politesse et du savoir-vivre. Je ne sais pas le dire parce que je me demande si c’est une bonne chose ou si c’est du grand n’importe quoi. Une bonne chose car ça serait bien que chacun y mette du sien, bordel de merde, non ? Mais le problème, c’est que moi qui, pourtant, essaie de me tenir un peu au courant de l’actualité, je n’en avais pas entendu parler jusqu’à ce matin, dernier jour de cette semaine du respect. Alors, combien sont-ils à ne pas en avoir entendu parler du tout ?

Et du grand n’importe quoi parce que pourquoi encager le respect et le savoir-vivre seulement dans une semaine de six jours par an ? Pourquoi ne pas directement demander aux gens de faire un effort, nom de Dieu, pour être poli tout le temps, de respecter les autres toute l’année et de tout faire pour savoir-vivre ensemble en toute harmonie, putain de bordel de merde ? Parce que moi, je veux bien faire un effort mais je ne veux pas être le seul. Sinon, ça me fait chier. Pardon, ça me fait déféquer. Et mon doigt d’honneur, je le réserve pour demain parce que demain, ça sera terminé.