Je me suis amusé à chercher des mots comprenant les 6 voyelles de notre alphabet. La tâche, a priori plus ardue que prévu, ne fut finalement pas si difficile que ça il m’a suffi de travailler déjà sur des verbes à l’imparfait dont le suffixe était « yaient » et ensuite, il me restait plus qu’à trouver le reste, avec les deux autres voyelles : o et u. Et au passage, j’ai réalisé que le mot voyelles n’en comprenait que 3 (on ne tient pas compte du nombre de fois où elles sont écrites) ce qui me paraît être une aberration et même pire que ça, une escroquerie et je me demande auprès de qui je pourrais porter plainte pour ce vice de forme. En même temps, on s’en fout un peu, je sais. Mais quand même…

Mais une fois parti sur ma lancée, avec mes deux ou trois verbes se terminant en « yaient », je me suis trouvé un peu dépourvu (sans que la bise ne fut venue !) et je me suis dit que ça ne suffisait pas, alors, j’ai continué de chercher, de chercher, de chercher… Et j’ai continué de creuser, de creuser, de creuser et pas seulement dans mes méninges (je suis un homme de méninges) mais aussi dans le dictionnaire de rimes et dans le dictionnaire standard. Malheureusement, mon étude, mon exploration était un peu trop empirique car je ne procédais que par prélèvement ou alors, en allant à la lettre y mais là, ce fut encore bien maigre : yaourtière. D’accord, mais je fais quoi avec, à part des yaourts ?

Et à un moment donné, je me suis retrouvé avec quelques mots et j’ai cherché à en faire une phrase. Et le plus amusant, c’est que d’autres me viennent à l’esprit entre temps et continuerons peut-être de me venir à l’esprit mais j’avoue que je suis assez content de moi. J’ai voulu et j’ai eu. J’ai un peu transpiré pour avoir un résultat que je juge satisfaisant mais comme le jeu en vaut la chandelle… Voici donc ma phrase avec trois mots comprenant les 6 voyelles de la langue française et je n’en suis pas peu fier : les nuages rougeoyaient dans le ciel dans une atmosphère apocalyptique pendant que les hommes guerroyaient. C’est un bon début. Il ne me reste plus qu’à écrire la suite.