Nous sommes le jour de la fête de François d’Assise et ça me fait penser que l’an dernier, quand nous sommes allés passer quinze jours en Toscane, nous n’y sommes pas allés, à Assise, comme nous l’avions imaginé en préparant le voyage. Nous avions pensé nous y rendre car depuis Sienne, où nous avions décidé de passer cinq jours pour pouvoir faire des circuits en fonction de nos envies, nous avions vu que malgré la distance un peu longue, ça valait peut-être le coup d’aller visiter Assise. Parce que ses deux églises superposées, connues sous le nom de Basilique St François méritent le voyage. Mais bon, entre notre désir et la réalité, sur l’instant…

Pour les débutants et les ignares, en aucun cas il ne s’agit de François Hollande et il n’est pas non plus question de cette herbe aromatique dont je raffole et dont j’ai un pot sur le rebord de la fenêtre de la cuisine, chez moi. Non, la Basilique St François est en hommage à ce grand homme pieux que fut Francesco Bernardone, un des plus grands saints de l’Église catholique romaine. Il serait l’inventeur de la crèche de Noël. Mais ce n’est pas lui qui donna son manteau à un pauvre. C’est Saint Martin. Mais on n’a jamais su si ça s’était passé tôt ou au Mans. Enfin bref, pour en revenir à François, nous n’avons donc pas vu son tombeau.

Et pourtant, je m’étais préparé, mentalement mais fortement, à ce déplacement sur Assise et j’avais déjà imaginé faire la photo du siècle avec l’aide du président et du patron. J’aurais donné mon appareil photo à ce dernier et j’aurais demandé au président de rester derrière moi, debout, alors que j’aurais été assis en terrasse avec un café américano, sur la place de l’église et j’aurais posté cette photo sur Internet avec la légende que j’avais mise au point avant même de faire la photo : Stéphane buvant un café allongé en étant assis et avec Jean-Jacques debout derrière lui. Forcément, raconté comme ça, il manque la photo mais si on veut bien se donner la peine de l’imaginer.