Puisque c’en est la journée, je vais vous faire portes ouvertes dans mon patrimoine. Même dans mon appartement alors que si ça se trouve, vu le peu de lecteurs que j’ai la majorité d’entre eux est déjà venue et le connaît cet environ 100 mètres carrés en plein Bordeaux, à l’angle du cours d’Alsace et Lorraine et de la rue Ste Catherine. Ici, vous pouvez constater que l’appartement est traversant et donc, ça permet une grande luminosité et surtout, de pouvoir faire des courants d’air, exprès ou pas et de faire claquer les portes quand ce n’est pas volontaire. Nous avons refait notre chambre au printemps et le clou sans rien, au mur, en face du lit, côté gauche quand on est dedans, c’est pour y accrocher le tableau que Claude devrait nous peindre s’il en a l’inspiration en fonction des couleurs dominantes (bleu et gris) que nous lui avons données. Sur le balcon, vous pouvez apprécier les jardinières avec le pourpier de toutes les couleurs et les lantanas et les fuchsias ainsi que la petite table pour deux tasses à café et ses deux chaises. Personnellement, je ne m’y installe jamais car je n’aime pas y aller. Mais vous pouvez imaginer que…

Actuellement dans le garage de la rue Ducru, il y a mon véhicule personnel. Je n’en citerai pas la marque ni le nom du modèle pour ne pas donner l’impression de faire de la publicité déguisée, alors, à ce sujet, ce sera Modus et bouche cousue comme aurait pu le chanter Renaud, un soir d’inspiration. En tout cas, vous remarquerez qu’elle a quelques pansements sur l’enjoliveur du haillon arrière, principalement au côté droit. C’est pour faciliter la cicatrisation d’une blessure qui aurait pu être une blessure de guerre mais qui n’est qu’une manifestation ostentatoire d’étourderie de la part de son propriétaire dont je tairai le nom également. On pense, dans les milieux spécialisés, que ces pansements pourront être défaits dans une huitaine de jours. C’est une voiture à cinq vitesses avec régulateur et limiteur, lecteur de CD et dans lequel on a fait installer un kit Parrot pour pouvoir téléphoner en toute sécurité et sans risque de se faire arrêter par la police. Elle est d’une couleur qu’on appelle « gris Cassiopée » car il fallait bien l’assortir à celles de notre chambre. Normalement, elle est stationnée dans le parking St Christoly mais là, elle est en résidence surveillée chez le patron.

Enfin, pour terminer notre visite, nous allons entrer dans le saint des saints, la salle des coffres directement reliée à la banque dans laquelle j’ai l’habitude de verser tous mes revenus dont je me sers pour vivre au quotidien. Vous n’aurez pas le loisir de pénétrer dans les coffres mais il existe un document permettant d’en connaître l’existence, le contenu, au centime près et leur situation précise. Bien sûr, toutes les précautions sécuritaires ont été prises pour qu’aucun incident ne survienne et surtout, pour que personne ne soit tenté de vouloir en prendre une partie. Sur les côtés, le livret A et le compte Parts Sociales à gauche et le P.E.A. ainsi que le livret de développement durable, à droite. Ces quatre petites salles sont un peu comme l’antichambre de mon coffre principal, au bout du couloir. Il est évident que vous ne trouverez ici aucune trace de mes nombreux coffres en Suisse car j’ai été formé à l’école de Jérôme C. de Villeneuve sur Lot et si on me le demande, je peux jurer sur l’honneur qu’il n’en est rien. Voilà, la visite est terminée jusqu’à l’année prochaine où là, nous ouvrirons la salle des archives, le bureau de poésie et le dressing. N’oubliez pas le guide, s’il vous plaît, merci.