Lundi après-midi, le trio infernal (Isabelle, le patron et moi) est parti à bicyclette pour une virée de plus de trois heures et ce fut un moment parfois fatigant (ce qui n’est pas grave, au contraire) mais surtout très agréable. Bien sûr, j’étais presque tout le temps le premier, ce qui ne me ressemble pas tant que ça (ouh, le menteur) mais peu importe, nous partagions les mêmes sensations et nous sommes rentrés heureux d’avoir vu tant de belles choses.

D’abord, nous avons dû quitter la ville des Sables, par le centre puis par une route à quatre voies, ce qui a failli nous décourager mais avant d’atteindre le paradis, l’enfer est pavé de dangerosité. Quand nous avons enfin trouvé la piste du Canal et celle du Littoral, nous étions soulagés et rassurés. Tant pis si le revêtement sur lequel nous roulions était moins sécurisant (une espèce de sable mélangé à du gravillon) au moins, nous étions en pleine nature et nous avons pu enfin respirer.

Nous avons pu respirer et même plus que ça, nous avons ôté nos tee-shirts pour rester torse nu (sauf Isabelle, qui avait son maillot de bain en-dessous afin de sauver l’honneur) et nous avons continué, parfois avec une légère crainte de ne plus être sur la piste que nous voulions mais sinon, en toute sérénité. Comme des aventuriers. Enfin, presque. Je sais que parfois, j’ai une minime tendance à l’exagération. Et nous roulions et nous nous arrêtions pour admirer le paysage et nous roulions.

Nous avons traversé une partie des marais avec tous les canaux, petits ou grands, ponts de bois, champs, hérons, grues cendrées, lentilles, mûres et vigne sauvage… J’ai pris des photos, peut-être seront-elles différentes de la réalité, une fois l’instant passé mais je suis content de moi, même sans les avoir encore vues. Et nous avons quitté ces endroits calmes pour rejoindre la forêt qui borde le littoral et là, nous avons totalement changé d’atmosphère.

Là, sous les pins et proches de quelques chênes verts, nous avons roulé sur une piste pas toujours bien plane mais ça nous a fait rire et surtout, nous avons alterné montées et descentes comme dans un petit huit. Et nous avons débouché sur le littoral, face au phare des Barges, dans le lointain, la plage du Paracou et là, nous avons décidé de ne plus traîner car nous avions faim et soif et nous avons pris place en terrasse du Pierrot pour un verre et une crêpe au sucre. Une espèce de vraie vie, quoi.