Je suis en train de regarder l’océan, les vagues et le quelques petits phoques qui attendent de pouvoir se lever sur l’eau. J’ai petit déjeuné après avoir dormi jusqu’à 8h25. Une anormalité quand on me connaît. Une heure très tardive. Comme si la journée était déjà à moitié terminée sans que je n’en aie rien vécu. Mais ça va aller. Je suis sorti pour acheter une baguette de pain frais. J’ai mangé des tartines sur la terrasse en faisant attention à ne pas faire plus de bruit que les vagues avec ce pain croustillant. J’ai vu quelques joggeurs, pas tous d’un âge jeune. La vie de ce dernier dimanche avant la rentrée pour les autres est en train de s’installer. De prendre ses aises. Et moi, je ne vais pas tarder à en faire autant.

Il est 9h30, presque. Le président dort encore dans ce grand lit ajusté à sa fonction : deux mètres de large. C’est son dernier jour de présidence pour la danse. De présidance. La faute est volontaire. Demain, sa lettre de démission sera postée. Et Cécile Duflot n’y est pour rien. Moi, je le laisse dormir car j’aime bien ces petits moments matinaux où je suis seul. Où je n’ai pas besoin de parler ni qu’on me parle. Je pense à ce que je vais faire de ma journée. D’abord de ma matinée puis de mon après-midi car je fais les choses toujours dans cet ordre-là. Je suis un garçon qui aime la discipline. Et que le soleil soit à sa place dans le ciel et que les nuages dans le dressing pour qu’on ne les sorte qu’en cas de besoin absolu. Sinon, non.

Le début de ces deux semaines aux Sables avait pourtant commencé comme une série d’épreuves de Fort Boyard : l’arrivée, un déjeuner dans une pizzeria à déconseiller c’est pourquoi je n’en donnerai même pas le nom. Où on vous compte 1 euro de supplément pour une cuillérée de parmesan en poudre. Ensuite, la prise de l’appartement. Débarrasser la voiture des bagages. Débagager la voiture, quoi. Puis, aller faire les courses. Lidl, Leclerc et Picard. Et revenir pour tout ranger. Et faire le lit. Celui de deux mètres de large. Existe aussi en 90 cm, version jumeaux mais non, ce sera pour les parents, ça. Et prendre une douche. Et aller dîner chez Renée. Et rentrer fourbu, flapi et déjà saoul de ce grand air. C’est pourquoi aujourd’hui, je n’ai rien prévu. Je vais me la couler douce, pas comme les vagues. Ne pas faire de bruit, comme les vagues. Ces vagues impressions.