En général et en moyenne, il faut huit heures de sommeil à tout individu normalement constitué. Moi, je peux me contenter d'un peu moins si je dors bien, c'est-à-dire en ne me levant qu'une seule fois, pour aller boire et faire pipi, ou l'inverse, je ne me souviens jamais. En tout cas, ça ne m'arrive jamais de faire aussi bien que ça. 

Une chose est sûre, et là je crois que c'est pour tout le monde pareil, qu'on soit enfant ou adulte et surtout, s'il est question d'aller à l'école ou au boulot : il est toujours plus difficile d'émerger quand le réveil sonne qu'à n'importe quel autre moment de la nuit pour la simple raison que nous sommes toujours en sommeil paradoxal au petit matin tout comme au début de notre nuit.

Et c'est alors un moment d'une injustice crasse qu'on doit subir et contre laquelle on sait qu'on ne peut pas lutter, le combat est inégal. En tout état de cause, ça me fait penser à cette réflexion de quand j'étais petit garçon, globalement bien sage pourtant, en forme de questionnement : pourquoi est-ce qu'on m'envoie au lit le soir quand je n'ai pas forcément envie de dormir et pourquoi on me réveille le matin alors que je n'ai qu'une envie, celle de dormir, justement ?

Dans tout ça, c'est la raison qui domine. Ce n'est pas l'amour maternel ni l'amour du conjoint car celui ou celle qui vient vous réveiller si le réveil n'est pas le vôtre, même s'il (ou elle) y met les formes, il (ou elle) vient vous tirer d'un des deux meilleurs moments de la journée : quand on a envie de paresser un peu au lit, on est si bien, là, loin de tous les problèmes quotidiens, réfugié sur cette île déserte entourée des flots de ces draps froissés...

L'autre meilleur moment de la journée, pour moi, c'est le moment où je vais me coucher. Bien évidemment. Je crois que la position horizontale me va comme un gant.