Cette semaine encore, il a bien fallu avancer, vaille que vaille, coûte que coûte et bisque, bisque rage. Normalement, on ne dit pas ça pour ça mais je n’avais pas envie de terminer ma litanie sur coûte que coûte. Et cette semaine, qui ne sera réellement terminée que demain midi, en ce qui me concerne, après la fin de mon travail, aura été pleine de rebondissements et de surprises, pas forcément toujours bonnes mais c’est comme pour un cadeau, ce n’est pas la chose ni le prix qui importent, c’est le geste qui compte. Alors, je vais faire un truc que je ne fais jamais, juste pour fixer certains éléments et dresser une espèce de bilan de cette semaine qui m’aura plu, ne m’aura pas plus (biffer la mention inutile) et autant vous dire que ce sera selon de quel côté je me place.

D’abord, ça a commencé par une Fête Nationale un lundi. Le quatorze juillet qui tombe un jour où, de toute façon, je ne travaille pas, ça me semble un peu inconvenant voire désobligeant pour moi mais aussi, un peu inutile. Sauf pour les autres. Mais en l’occurrence, ce ne sont pas les autres qui comptent à cet instant précis. J’ai connu d’autres enfers, cette semaine mais j’y reviendrai dans un prochain paragraphe. Pour en revenir au 14 juillet, j’ai fait comme si de rien n’était si ce n’est que je suis sorti pour aller assister au feu d’artifices lancé depuis la Garonne. Une veille de reprise de boulot, ça n’en était pas, justement, du boulot. Mais c’était beau quand même et j’ai apprécié cette petite virée en nocturne où je n’étais pas, hélas, seul au monde.

Un peu avant de sortir sur les quais de Garonne, je regardais le concert gratuit donné à Paris, comme tous les ans, depuis l’année dernière et j’ai eu la surprise de découvrir une nouvelle génération de sopranos et de ténors, ce qui m’a fait énormément plaisir car cela augure de prochaines belles soirées devant des opéras divers. Et aussi, j’ai découvert le mari de Natalie Dessay, que je ne connaissais pas du tout. Et franchement, ce que j’en ai pensé ? Ben, je me demande ce que je dois en penser. Le duo était intéressant mais j’ai aussi cherché dans les profondeurs de leur couple et je n’y ai rien vu de déplacé. Professionnels jusqu’au bout. Chapeau, madame et monsieur Naouri. Je vous ai bien aimés mais j’ai appris depuis que je ne vous verrai pas en 2015 à Bordeaux, c’est déjà complet.

Ensuite, il y a eu la reprise du travail après ce pont qui n’était même pas une passerelle pour moi. Juste un pont de singe, peut-être, et encore. Et là, cette année, plus que les deux ou trois dernières, j’ai senti que nous étions en pleine saison. Celle-ci bat effectivement son plein et j’ai du boulot par-dessus la tête, ce qui n’est pas pour me déplaire mais j’ai juste eu envie de souffler un peu. Et c’est contre ma volonté que j’ai abandonné en cours de route, hier matin car je n’en pouvais plus. Non pas du travail mais de ces douleurs insupportables au ventre. Des maux qui m’ont fait partir à 9h35 du boulot pour aller chez mon toubib. J’avais besoin d’être rassuré, c’est fait et surtout, je l’aime bien et même encore plus, quand il sait me soulager aussi rapidement que ce qu’il a réussi à faire hier.

J’ai aussi eu la surprise de voir mon nom publié dans la rubrique du courrier des lecteurs du bimestriel Platine. Oui. Parce que j’en avais eu vraiment marre, il y a deux ou quatre mois de cela, de constater cette pléthore de fautes d’orthographe, de photos mal reproduites et ces articles qui en valent de moins en moins la peine. Mon coup de gueule a été retenu pour être publié. Je les en remercie et je salue leur honnêteté de ne pas m’avoir mis en poubelle parce que je n’étais pas d’accord avec eux. Avec tout ça, on a dépassé les 37°, hier, à Bordeaux et ça tombait bien que je ne sois pas en forme, je me suis reclus chez moi. C’est déjà ça. J’espère juste que d’ici demain, il ne m’arrivera rien de spécial, je n’ai plus envie de rien, là, juste être tranquille pépère chez moi.