Le gars (ou la fille) qui travaille à la météo, chez Dieu, s’il existe, ce doit être un(e) stagiaire en alternance. Parce que quand on voit comment ça se passe depuis quelques temps, ça ne peut pas être autrement. Déjà, quand nous étions à Amsterdam, nous avons eu du frais presque très froid en arrivant à l’aéroport, de la pluie, du brouillard et du vent en pleine après-midi (à 16 heures) alors que nous avions quitté Bordeaux quelques heures plus tôt sous une chaleur pas tout à fait accablante mais presque. Et quand le patron appelait Claude pour prendre des nouvelles, les premiers jours, on savait qu’il faisait canicule à Bordeaux et à Biscarrosse pendant que nous, nous supportions nos vestes en duvet. Parce que là-bas, dans le plat pays qui est le sien, il faisait peut-être un peu de soleil mais nous n’arrivions pas à atteindre les vingt degrés. Quand on pense qu’on fait partie de la même communauté continentale, on aurait pu fédérer la météo plutôt dans le beau fixe et chaud que dans ce cliché usé du temps maussade au-dessus de la Loire et sympa au-dessous.

Et si nous avons eu des beaux moments de soleil et de ciel bleu avec alternance ( ! ) de nuages, nous avons souvent eu froid surtout en fin de journée. Cela ne nous a pas empêché de prendre un peu de couleurs car quand le soleil était là, il ne faisait pas semblant non plus et qu’il y a-t-il de plus traître, pour prendre un coup, qu’un soleil sans chaleur excessive ? C’est vrai, on ne s’en méfie pas et en fin de journée, on se rend compte qu’on a un peu chaud aux joues et quand on se touche le front, ça brûlerait presque. Pas comme un buisson ardent mais peu s’en faudrait pour les esprits un peu imaginatifs. Et que dire de ce soleil sur le bateau qui reliait Volendam (qu’on n’a pas visité tant ça n’avait pas d’intérêt) à Marken ? Ce soleil que nous avons pris sur le pont supérieur tout en étant en plein vent, celui même qui fait tourner les ailes des moulins… nous l’avons pris en pleine figure. À tel point que j’ai fini la traversée en tee-shirt et j’ai pris un grand bol d’air. Il faut dire que la traversée de plus de trente minutes n’avait pas d’intérêt particulier et donc, autant se remplir de vent et de soleil.

Depuis que nous sommes rentrés sur Bordeaux, ça va de mal en pis comme dit la vache qui pisse les jours de mauvais temps. Nous sommes passés d’un temps chaud, bienvenu, heureux de le retrouver à une baisse de température accompagnée de vents forts, d’averses brutales tout autant que nombreuses et denses et à la suppression des festivités nocturnes de la Fête du Vin, hier soir. Alors, mademoiselle ou monsieur, le jeune homme, peut-être, qui êtes en stage pour faire la pluie et le beau temps, vous pourriez peut-être faire preuve d’un peu plus de constance et surtout, tirer tout ça, non pas vers le haut, mais vers le beau, non ? Parce que là, il n’y a pas que vous qui êtes en alternance, non, parce que, ici, ici-bas, un coup il fait soleil, un coup, il fait gris presque noir, un coup il pleut en plus, un coup il fait de nouveau gris et un coup, il y a du vent, un coup il fait gris presque noir et un coup, il pleut averse et au milieu de tout ça, on se demande ce que vous avez fait du soleil ? Il est en RTT ? Il fait grève ? Lui aussi, il est parti en alternance ? Il n’y a plus de saison, ma bonne dame. Ah ça, vous avez raison, mon bon monsieur.