Hier, c’était la commémoration des 70 ans du D-Day et moi, aujourd’hui, je pré-commémore mon propre D moins 7. Oui, parce que dans D plus 7, nous serons exactement en plein dedans. La cérémonie sera passée, là, à cette même heure, moi, je serai à Talence avec deux ou trois proches pour réceptionner le buffet du traiteur. Entre 17 et 18 heures. Et je sais que le gros du stress ne sera pas encore passé car encore faut-il que tout marche comme sur des roulettes (j’aurais mieux fait de dire que « tout roule », non ?) et après, nous devrons tout ranger et préparer tout ce que nous pourrons pour prendre le champagne d’apéritif quand les invités, qui auront eu trois heures trente de quartier libre, de mi-temps, arriveront. J’espère qu’ils ne seront pas allés grignoter des saloperies en ville car déjà, ils auront eu les mignardises de l’après-cérémonie et si on veut qu’il n’y ait pas trop de restes, il va falloir donner un bon coup de fourchette, c’est moi qui vous le dis.

Après être allé au cinéma, cet après-midi, pour voir un film de filles descendu en flèche par Télérama, un film de filles pour mon enterrement de vie de garçon et avant d’aller assister au Trophée des Vignes, ce soir, un truc avec le président qui va présider et des danseurs et même des qui sont des habitués de Danse avec les Stars, j’ai passé plus de deux heures à lister toute les bandes son de la soirée : celle pour l’apéritif et le repas, celle pour danser, en fin de soirée et celle avec toutes les musiques des différentes animations que je connais (parce que je les ai organisées même s’il n’est pas prévu que j’y participe car cette fois, je ne monterai pas sur scène, je vais me contenter d’être spectateur) et les catégoriser car si on a besoin de trouver un morceau ou une chanson, autant savoir où ça se trouve et sur quelle clé USB. Normalement, on n’a rien prévu à la demande mais on ne sait jamais.

Quant à ce soir, oui, c’est concours de danse de salon ou de société. Je n’ai jamais voulu chercher à en connaître les subtiles différences, pour moi, c’est un peu blanc de poulet et poulet blanc. J’y vais mais c’est vraiment pour faire plaisir au président car cette semaine, outre ma fatigue accentuée par la pression que je mets moi-même pour le prochain week-end, je me suis déjà fait un ballet chez UGC en direct de l’Opéra de Paris (Millepied et Balanchine) mardi soir, Rigoletto, jeudi soir et demain, je vais assister à la création de Anna Bolena, mise en scène de Laura Scozzi à l’Opéra de Bordeaux (oui, oui, on a bien un Opéra, oui, même dans le Sud-Ouest !) et au milieu de tout ça, pour moi, ne coule aucune rivière devant laquelle ou le long de laquelle je pourrais envisager de me détendre, de me reposer un peu. De m’allonger sur l’herbe verte et tendre. C’est bien connu, l’herbe est toujours plus verte si on a la clé des chants d’à-côté. « Chants » écrit comme ça, c’est fait exprès, bien sûr.