Les deux premiers qui sont arrivés, ce sont Bruno et Mélissa. Ils sont arrivés en chantant avec une facilité de se parler en deux langues, puisque lui ne parle qu’anglais et qu’elle ne lui répond en français et en anglais mais ça ne me dérange pas. Je fais pareil avec Arnold que je connais en tant que meilleur ami depuis 33 ans, qui est allemand et avec qui je parle principalement anglais et lui aussi alors qu’il sait parler français mais moi, pas allemand. Sauf que pour Bruno et Mélissa, c’est juste parce qu’ils sont ainsi. Je ne sais même pas s’ils se connaissent réellement. « Locked out of heaven », lui disait-il avant qu’elle ne lui réponde « je suis la reine des abeilles et je veux aller danser » et lui, de soupirer « when I was your man »…

La suivante, ce fut Nicole. Il y a longtemps que je ne l’avais pas vue, Nicole. Elle est venue sans Jean-Pierre, son mari mais comme il n’était pas invité, lui. « Taisez-vous ! » a-t-elle dû lui rétorquer en sachant que quoiqu’il arrive, elle viendrait seule, comme une impératrice. Ne pensez pas qu’elle soit en disgrâce. On la voit moins mais je pense que ce n’est qu’un hasard du temps qui passe. Comme pour beaucoup de gens connus, il y a toujours un moment où on disparaît de la vie du public. Comme Mathilda, qui la suivait de près, comme toujours. Elles n’ont qu’un mois de différence et ne me demandez pas si ça se voit, ce serait manquer cruellement d’élégance et ce n’est pas parce que Mathilda en a à revendre, de l’élégance. Même sur une passerelle, alors qu’un hibou crie dans la nuit…

Le suivant, toujours sur les pas de Mathilda, c’est Alphonse, plus connu comme le maréchal du même nom. On dit de lui qu’il fait partie de ceux qui ont fait la France libre. Originaire de la région de Constantine, pour lui, Garigliano, c’est bien plus qu’un pont parisien. C’est là qu’il connut son heure de gloire avant de finir comme immortel au 23 quai de Conti… et le dernier invité à faire son apparition, c’est Tom. Arrivé plutôt en retard par rapport aux autres. On n’attendait plus que lui. Il nous a fait sa complainte du pardon, dans un langage étrange (ça disait à peu près ça : « abuglubu abugluba » et nous avons tous craqué quand il m’a dit : « Je fais ce que tu veux. »

La question qui se pose, ami(e) qui a la gentillesse de me rendre visite, c’est le point commun des cinq invités de ma soirée, de ma garden-party.

Et la réponse sera donnée en même temps que deux autres réponses que je vous dois, dont l’un depuis un sacré bout de temps puisque l’énigme datait du 16 octobre « salut les filles » et l’autre, nettement plus récent, puisque du 6 de ce mois. Je vous laisse réfléchir même si je pense que ce n’est pas si difficile que ça.