Il y a des jours, il y a des nuits. Il y a des jours comme ça et il y a des nuits déjà passées alors qu’on aurait aimé qu’elles se passent autrement. Il y a des jours de mollesse et il y a des nuits d’énervement. De déni. De rien. Mais je vous en prie. Il y a des jours et il y a des nuits où on ne s’y sent pas forcément le bienvenu. Où l’on a l’impression de passer à côté. De ne pas être vraiment dedans et la seule chose qui pourrait nous en faire sortir, ce serait de se pincer pour voir si c’est un rêve, mauvais ou bon et voir si on se réveille et dans quel état on se trouve au moment où on ouvre les yeux.

Il y a des jours où je m’ennuie et il y a des nuits qui font toujours mal. Des jours où on a envie de faire comme si c’était la nuit. Et des nuits où on a l’esprit et le corps prêts comme en plein jour. On hésite. On ne sait pas. On ne sait plus. Et pourquoi toutes ces questions la nuit ? Et pourquoi tant d’envie de fermer les yeux, le jour ? Il y a des jours de lune et il y a des nuits sans soleil. Sans sommeil. En apnée. Des nuits de doute et des jours d’incertitude. Et pourtant, pourtant… que ces nuits sont courtes et ces jours interminables. Ce sont des jours sans toi et des nuits avant ces jours d’absence. Avant ton absence.

Il y a des jours où on se dit qu’on n’en peut plus et des nuits de plus jamais. Il y a des jours où on se jure que si ça recommence… et il y a des nuits où on se damnerait pour fermer les yeux en toute quiétude. Des nuits pas très câlines. Et des jours sans fin. Des petites éternités à peine cernées de quelques parenthèses. Il y a des jours où on aimerait que ce soit encore la nuit et des nuits dont les petits jours arrivent trop vite. Il y a des jours où j’aimerais être ailleurs et des nuits où j’aurais aimé être avec toi. Il y a des jours où je n’ai aucune réponse à toutes les questions que je me suis posées pendant la nuit. Et aujourd’hui, c’est un jour comme ça. C’est un jour d’avant car demain sera un autre jour et surtout, peut-être un jour meilleur.