Qui sont-ils, ces Vincent, François, Paul et tous les autres dont je ne parlerai pas ici ? Moi, je le sais, qui ils sont mais vous, au fil des lignes que vous allez lire ci-dessous, qu’en pensez-vous ? Avez-vous une petite idée ? Comme ça, sans vous servir de Google ni de Wikipedia ? C’est à vous de jouer et éventuellement de trouver la réponse.

Vincent, le premier dans sa catégorie est passé en quatrième. Venant de la région de Toulouse, même sans l’avoir jamais entendu parler, je suis sûr qu’il avait cet accent à la fois chantant mais aussi un peu sec de ce Sud-Ouest assez profond. De ce Sud-Ouest qui ne voit pas vraiment la mer. Il avait un sacré caractère et en a usé 16. Pas des femmes mais je ne vous dis pas de quoi il s’agit. Ça vous donnerait trop d’éléments qui simplifieraient votre recherche. Une de ses phrases la plus connues et la plus emblématiques de sa part : « Je vous avertis loyalement, je ne resterai pas cloîtré dans la maison où vous aller m’amener. Ayant été en prison, je saurai faire des trous dans le mur. »

François, lui, avec son air de ne pas toujours y toucher, il avait pris ses aises et ses habitudes. Certains ont su bien lui reprocher mais personne ne peut infirmer son intelligence ni sa culture. C’était un homme brillant et beaucoup s’en sont rendu compte au moment de sa disparition. Plutôt du côté du Pineau, c’est un gars de presque chez moi. En tout cas, de pas loin. Mais nous ne nous sommes jamais croisés. Sous ses airs un peu d’un autre temps, il témoigna de beaucoup de modernité d’esprit à l’apogée de sa carrière. Une citation de lui que j’aime beaucoup : « Qui a peur de son ombre attend midi pour se lever. Pendant ce temps, les autres courent. »

Paul, quant à lui, il n’a pas eu de chance. Toute la misère du monde n’a fait que lui tomber dessus. Il a perdu au moins quatre fils sur huit enfants et on peut se demander comment il aurait apprécié la chanson de Daho « Tombé pour la France »… Mais lui, il avait peut-être des petits plaisirs triviaux comme le sont l’aligot et la truffade, ce qui ne console pas des malheurs de la vie. Venu d’un milieu très modeste, plus que les autres, il n’est pas très connu pour des bons mots ni des citations si ce n’est celle-ci, que les femmes apprécieront avec tout le recul nécessaire : « La femme est une page blanche sur laquelle l’époux écrit à son gré. »

Les autres… je ne peux pas ni ne veux en faire encore des tonnes car j’ai encore de la matière pour les autres. Mais je vais m’abstenir. Pour ne pas en faire des tonnes. Et parce que je sais qu’il y a bien un moment où trop des autres éclaireront votre recherche alors que là, et tant pis si je me trompe, je pense que c’est encore possible de se poser plein de questions. Ou pas.