Une lectrice sympathique mais néanmoins aimable (à moins que ce ne soit l’inverse) a réagi à mon billet d’hier sur ma confusion entre Nina Hagen et Dave alors que j’écoutais Fip, hier après-midi tout en me pelant des asperges (rien de grivois dans cette expression, n’en déplaise aux obsédés) car elle était extrêmement surprise de savoir qu’il y avait aussi Fip à Bordeaux. En gros, elle a dû penser que nous ne méritions une radio d’une si grande richesse musicale. Ou alors, son étonnement était réel et je suis ravi de pouvoir lui confirmer, aujourd’hui, de vive voix (mettez le son en cliquant « ici ») : oui, à Bordeaux aussi, il y a un Fip. Et si la programmation était peut-être un peu plus locale, il y a une dizaine d’années, surtout concernant les informations, les points route et les annonces culturelles, je crois qu’il ne s’agissait que de décrochages régionaux. En plus, si ma mémoire ne me trompe pas, il me semble bien que jadis ou naguère (j’hésite toujours entre les deux), il existait des Fip dans chaque grande ville de province. Ce qui est un comble (pas aménageable) pour une radio dont l’acronyme qui signifie France Inter Paris très vite, Fip devint Fil à Lyon, Fim à Marseille, Fir à Reims et Fica sur la Côte d’Azur. De ce fait, pourquoi pas un Fib à Bordeaux ? Hein ?

Nous sommes donc d’accord. Et maintenant que ce point en forme de préambule est fait, je me demande bien dans quelle direction je vais bien pouvoir aller. Parce que refaire toute l’histoire de Fip, je suis sûr que c’est à la portée de n’importe quel feignant qui ira parcourir la page Wikipedia qui ne doit pas manquer d’être. Il suffit de taper Fip sur Google et le tour doit se jouer en un clin d’œil. Normalement. Surtout si vous y croyez. Je ne sais pas pourquoi j’ajoute ça car les croyances et Internet, ça ne fonctionne pas du tout ensemble. Donc, je ne vais pas effacer mais tout simplement passer à autre chose. Parce que là, comme vous pouvez le constater, je suis lancé, je peux donc remplir des lignes et des lignes sans respirer et peu importe si tout ça a du sens ou pas. Au pire, je dirai que c’est du second degré. En général, ça passe toujours, quand on dit ça. Les autres, pour ne pas donner l’impression d’être en reste, ils font toujours « ah oui, d’accord ! » ou « waow » et hop, moi, j’ai sauvé la face. Alors que quand j’ai commencé ce paragraphe, au départ, il n’y avait rien. Rien du tout.

Je vais donc revenir sur Fip à Bordeaux. Oui, parce que à Bordeaux, aussi. Oui, madame. Bordeaux est une ville qui a été riche et qui a donc eu les moyens de s’offrir son petit Fip et comme ça, le père Stéphane, il en profite et tout le monde est content. Mais des autres petits Fip, il y en a plus qu’on croit. Et pas seulement dans les grandes villes. Mêmes dans les bourgs ou les hameaux les plus reculés, on peut en trouver. Par exemple, Fis, à Strasbourg et même à plus de cent kilomètres, dans le petit bourg de Pappa. Oui, on peut écouter Fis à Pappa. Tout comme à Fig à Gaillac qu’on peut entendre même en haut du pic de Raux, c’est Fig à Raux. En revanche, il existe des particularités comme au Mans ou ce n’est pas Fim mais Fil, parce que là-bas, depuis le début, ils se sont trompés en déposant le nom et du coup, on écoute Fil à Mans. Et quand on écoute que ça, là-bas, au centre départemental des impôts, on n’écoute Fis qu’à le Mans. Mais bon, comme je ne voudrais pas non plus faire dans le systématique, je vais m’arrêter là sinon, vous allez avoir une indigestion et penser que tout ce que je raconte, ce ne sont que des bêtises. Alors que ce n’est même pas vrai.