Je n’ai rien de particulier à raconter, aujourd’hui. Je me sens déjà fatigué au bout de trois jours de reprise mais c’est la vie qui veut ça. En même temps, il fait extraordinairement beau et même chaud, surtout ici, dans le Sud-Ouest, et ça, ça vaut de l’or en barre. Je rentre d’un cours avec mon coach et je me sens encore un peu plus fatigué qu’avant mais différemment. À moins que ce ne soit l’inverse. Avec la sensation de quelque chose d’un peu plus accompli. Et là, je vais aller préparer le repas du soir, le sandwich pour demain matin, au bureau, une salade composée pour demain midi, la salade du vendredi quand je me sens de faire celle-ci, très facile à réaliser : des haricots blancs en boîte à la tomate, de l’oignon émincé, du poivron vert émincé et une boîte de sardines à l’huile légèrement pimentée, que j’émiette (les sardines, pas la boîte) et sans rien d’autre, pas même d’assaisonnement. Celui des sardines est largement suffisant. Et ensuite, ce sera un moment de pause.

Non pas tout à fait. Car j’ai un dessert pour le président à faire, aussi. Et probablement de quoi grignoter pour son apéritif mais j’attends qu’il me confirme qu’il en prend un pour ne pas me retrouver à préparer quelque chose qui ne servira pas. Que je ne lui servirai pas. Dont il ne se servira pas. Et je dois commencer ma liste de courses pour demain après le travail. Les courses du vendredi après-midi. En vue du week-end. En plus, ça va être un week-end un peu anormal dans le sens pas vraiment routinier. Parce que samedi après-midi, je suis de mariage de 15h45 à 16h00 et de repas de mariage le soir de 20h30 à 22h00. Avec un apéritif à Cabirol de 19h30 à 20h30. Et puis dimanche, j’œuvrerai pour le rapprochement franco-allemand dans le cadre des échanges culturels et amicaux entre certains d’entre eux et moi. Je reçois la famille Nagel, père, mère, fille et fils. Je ne les connais pas beaucoup mais je suis déjà allé dîner trois fois chez eux à Wiesbaden. Ce sont les meilleurs amis (à part moi) d’Arnold.

Ce sera un déjeuner dominical avec les petits plats dans les grands parce qu’ils le valent bien et que ça me fait plaisir. Tout le Sud-Ouest en un repas. Ça va m’occuper dimanche matin mais comme je ne vais pas me coucher très tard samedi (il n’est pas prévu que nous dansions au mariage du patron), je ne devrais pas être au trente-sixième dessous. Normalement. Et puis voilà. Tout un programme alléchant mais aurai-je au moins quelques petits moments pour me retrouver et éventuellement faire des micro-siestes, des macro-siestes et/ou aller au cinéma. Forcément, quand on a un programme chargé comme celui qui m’attend, c’est justement la semaine où il y a plein de sorties qui m’intéressent. Mais je vais gérer. Ah oui, il ne faut pas que j’oublie d’aller revisser les planches de la terrasse de Cabirol car je l’ai promis. Et je ne suis pas du genre à ne pas tenir mes promesses. Voilà. Comme je le disais au début du premier paragraphe, une journée ordinaire, la dernière avant un week-end qui le sera moins.