La semaine prochaine, lundi prochain, et même dès dimanche prochain tard le soir, je serai à Barcelone pour cinq jours histoire de fuir la routine traminot, boulot et dodo sans oublier les travaux  pour la réfection de la chambre. Je prends ma première semaine de vacances depuis septembre dernier. Autant vous dire que j’ai l’impression que je n’en ai pas pris depuis des années, des siècles et même des éternités et je peux vous confirmer, ce matin, qu’une éternité, c’est long, alors des éternités, je ne vous dis pas.

Je sais, je mène une vie difficile qu’il vaut mieux ne pas comparer à ceux qui n’ont rien, à ceux qui sont sans abri, sans domicile fixe et/ou sans travail mais ce n’est qu’une échelle de valeur, qu’un escabeau de ressenti, quelques marches d’incompréhension. Chacun a les problèmes qu’il pense ne pas mériter et chacun se voit sur la plus haute marche du podium du plus malheureux parce que chacun ne voit pas plus loin que le bout de son nombril. Sauf pour moi. En ce qui me concerne, j’ai des raisons d’être sur la plus haute marche.

Et le premier qui me surnomme Caliméro, je vous préviens, je vais certainement lui hausser les épaules et mes épaules haussées depuis mon piédestal du plus mal loti du monde, ça va faire vraiment très haut. Je suis sûr que ça va l’impressionner et lui ôter tout envie de refaire la moindre remarque mal placée. Il ne faut quand même pas pousser le bébé dans les orties ni jeter mémé avec l’eau du bain. Si je vous dis que j’ai plein de problèmes quotidiens, ce n’est pas pour me vanter ni pour faire mon intéressant, c’est parce que j’ai vraiment du mal à tout gérer tant j’en ai partout.

Tiens, ne serait-ce que ce blog. Depuis que je l’ai ouvert, il y a un peu plus d’un an, maintenant, je n’ai jamais failli, j’ai toujours publié un billet par jour et quand je savais que je serai absent pour un jour ou deux, lors de rares week-ends biscarrots, angevins ou des vacances sablaises, j’ai toujours publié, chaque jour sur le métier, j’ai remis mon ouvrage. Parfois en jonglant avec des programmations de publication afin que tout soit publié en temps et en heure. Il n’y a guère que pour la Toscane que je me suis permis des vacances d’écriture quotidienne.

Alors pour Barcelone, j’ai deux solutions, soit je laisse ce blog en jachère mais que vais-je trouver en revenant ? Des fantômes ? Des toiles d’araignée ? Des mauvaises herbes ? Soit, cette semaine, j’écris plein de billet en faisant comme à la télévision, en faisant croire que c’est en direct alors que ce sera de l’enregistré à l’avance mais alors, imaginez qu’il m’arrive un pépin pendant le vol, j’aurai l’air malin si on ne retrouve pas l’avion entre Bordeaux et Barcelone. Soit je baisse le rideau de fer en mettant un mot comme quoi le concierge est dans l’escalier. Je vais y réfléchir cette semaine.