Il faut que je vous avoue que bien souvent, le matin, ou à d'autres moments de la journée, mais le matin, surtout, je me lève et tout de suite, j'ai le cerveau en ébullition, les neurones en érection matinale et ensuite, ça me travaille tant que je n'ai pas la solution, la réponse aux questions que je me pose ou tant que je n'ai pas écrit ce que j'ai en tête ou tant que je ne suis pas allé au bout de mon idée.

Aujourd'hui, je me suis levé en pensant aux pets-de-nonne. Allez donc savoir pourquoi... Toujours est-il que je me suis levé en pensant à ces petits choux, que je ne mange jamais et que je n'ai jamais faits non plus.

Je me suis demandé pourquoi on appelait ça comme ça. Et j'ai cherché. Oh, ça ne m'a pas pris bien longtemps mais je crois avoir trouvé quelque chose de satisfaisant : selon la légende, tout serait parti de l'Abbaye de Marmoutier, proche de Saverne, en Alsace. C'est là qu'une des religieuses (pas le gâteau, la bonne sœur), en cuisine, aurait laissé s'évader un pet intempestif ce qui provoqua un grand éclat de rire auprès de ses consœurs  mais ce qui ne fit aussi qu'augmenter la confusion de celle qui ne sut pas se retenir. Et c'est dans cette confusion qu'elle aurait bêtement laissé tomber une cuillérée de pâte à choux dans de l'huile chaude. La pâte se mit à cuire et ainsi, est né le "pet-de-nonne."

Donc, aujourd'hui, je me lève avec un pet-de-nonne en tête. Depuis que j’ai trouvé la solution de mon énigme et que je l’ai partagée avec vous, je me sens bien, je me sens mieux.

Et ta sœur, ça gaze ?