Il est d'usage que l'on  dise "à tes souhaits" ou "à vos souhaits" à quelqu'un qui éternue. Je ne suis pas certain que cela soit vraiment dans les règles de l'art du savoir-vivre. En effet, j'ai déjà entendu dire que lorsqu'on éternuait, c'était le diable qui cherchait à sortir de nous (pour on ne sait quelles obscures raisons) et de dire "à tes souhaits" ce serait lui permette d'exaucer les siens, pas toujours très recommandables, je suppose.

D'une autre façon, dire "à tes souhaits" à quelqu'un témoigne aussi du fait qu'on a parfaitement entendu l'éternuement et voire pire, qu'on en a été un peu gêné, soit par le bruit soit par une projection indélicate. Ne peut-on pas faire tout simplement comme s'il ne s'était rien passé ? En même temps, parfois, c'est un peu difficile, non ? (Aux innocents, les mains pleines...)

Il paraît aussi que lorsqu'on éternue, il ne faut pas se retenir sinon, on risque de péter un vaisseau sanguin de sa tête ou de son cou et puis mourir, c'est idiot. Dans ce cas, "à tes souhaits" est d'un ridicule fini car ce n'est pas du tout ce qu'on souhaite, mourir d'un éternuement. Si on garde les yeux ouverts pendant l'éternuement, ils sortiront de leur orbite, ce qu'il vaut mieux éviter (d'ailleurs, c'est très difficile, essayez, vous verrez, vous n'y arriverez pas ou alors, c'est ensuite que vous ne verrez plus !...)

Quand on éternue, on expulse l'air de notre corps à une vitesse varie de 150 à 200 km/h (si quelqu'un peut confirmer de façon officielle...) et il faut alors être prudent si on éternue en voiture, à cause des radars... Et puis, on n'a pas toujours une ceinture de sécurité attachée autour de soi quand on va éternuer. Alors...

Moralité, je pense que le mieux, quand quelqu'un éternue à côté de soi, c'est quand même de faire comme tout le monde fait, pour ne pas passer pour un malpoli et pour que l'autre ne se sente pas ignoré dans sa tentative de battre le record du monde de vitesse, c'est encore de lui dire : "à tes souhaits", au premier coup ; "à tes amours", au deuxième coup et "tu veux un mouchoir ?", au troisième jet.