Monsieur le maire, je vous fais une lettre que vous lirez peut-être si vous prenez le temps : c’est à vous que je m’adresse, à vous et à vos conseillers ainsi qu’à tous ceux qui se présentent, de votre parti politique ou non, afin de vous dire que j’ai quelques revendications à vous soumettre avant de déposer un préavis de grève d’administré. Cela ne vous prendra pas beaucoup de votre temps précieux mais pas tant que moi :

Monsieur le maire, je vous propose de lutter contre les nuisances sonores, diurnes et nocturnes, quelles qu’elles soient et en particulier, celles émises par vos propres services ne serait-ce qu’avec le seul exemple des nettoyeuses municipales qui passent parfois le jour mais souvent la nuit en faisant un bruit de trois avions à réaction et en gaspillant de l’eau comme s’il en pleuvait. Le bruit occasionné par ces machines est infernal et insupportable et il serait temps de passer à une autre forme de nettoyage, non ?

Monsieur le maire, je vous propose de faire un décret interdisant purement et simplement la distribution de tracts publicitaires dans les rues. Dans le centre-ville, là où j’habite, combien de fois ne devons-nous pas subir ces distributions de publicités sur papier glacé (bonjour les dégâts faits aux arbres !) que personne ne lit et que 95% des gens jettent par terre. Franchement, j’ai honte pour eux mais surtout pour ceux qui font distribuer ça et qui salopent notre ville. Parce que, en plus, après, on a droit aux nettoyeuses surbruyantes.

Monsieur le maire, je vous propose aussi de supprimer toutes les décorations électriques des fêtes de fin d’année et de les remplacer par des choses simples, recyclées et non consommatrices d’énergie. Attention, je n’ai pas dit faibles consommatrices d’énergie, j’ai bien dit, non consommatrices d’énergie. Et de ne pas les installer deux mois avant la date et de les retirer rapidement, une fois le nouvel an passé.

Monsieur le maire, ce sont peut-être des petites choses à vos yeux mais pour moi, ce sont des grandes nuisances, des grands gaspillages et du grand n’importe quoi. Ce billet, normalement publié dans cet espace qui m’est réservé et qui n’est pas consulté par beaucoup de gens, je vais également vous le faire parvenir par messagerie électronique à la mairie, là où vous êtes encore et pourquoi pas, là où vous allez rester. Et je me propose d’envoyer ce billet aux autres candidats pour les prochaines élections, en remplaçant « monsieur le maire » par « monsieur le peut-être futur maire. »