Évidemment, comme j’attendais sa sortie avec impatience, je suis allé voir le film. Pas le premier jour mais dès le samedi suivant. Ou le dimanche. En tout cas, peu importe. Pas plus de trois jours après le premier. Et je m’en suis régalé, léché les babines et frétillé la machine à plaisir avant même d’entrer dans la salle. Parce que j’aime beaucoup Valérie Lemercier. Parce que je la trouve de plus en plus belle. Parce que je la trouve très drôle. Sans doute la femme la plus drôle de France. Surtout quand elle dit des énormités qu’elle sait parfaitement ne pas rendre vulgaires contrairement à tant d’autres. Et parce que pour moi, elle n’est pas loin d’avoir tout de la femme idéale.

En plus, elle est plutôt bien faite et dans le film, on la voit habillée avec des vêtements à la dernière mode, très bien coupés sur son corps de rêve et sa silhouette ferait même se retourner un aveugle sur son chemin. Sans parler du chien du même aveugle. Bon, on sait qu’elle a fait de la danse, comme Nathalie Baye (d’ailleurs, elles sont copines, il n’y a pas de fumée sans feu) et elle continue de s’entretenir en faisant de la gym. Ce qui se voyait déjà dans le film Palais Royal où elle avait un coach privé et ça m’avait donné envie, à l’époque. Enfin non, mais ça fait bien de le présenter comme ça. Et donc, même en survêtement, elle a encore de la classe, Valérie.

À propos de coach, moi aussi j’en ai un maintenant. Ça fait deux ans, environ, que je me le tape une fois par semaine sauf pendant mes vacances. Et je le partage avec le patron. Nous y allons en chœur, pas toujours en cœur et ainsi, le cours passe plus vite car parfois, quand on y va seul, je ne sais pas, ça me plaît moins bien, désormais. En plus, quand on sait que parfois, le plaisir est loin derrière la souffrance et que je suis au bord d’abandonner le cours parce que je n’en peux plus… Tiens, par exemple, parmi tous les exercices que Benoît (c’est mon coach, il s’appelle Benoît) me, nous fait faire, il y en a un, récurrent, que je n’aime pas du tout. Que j’aimerais ne plus jamais faire mais ça, c’est de l’utopie pure.

Je déteste les gainages latéraux. Parce que je les trouve inintéressants, d’un point de vue culturel. Ils me font peine et la douleur que je ressens alors me semble très rapidement insupportable et heureusement, ça ne dure jamais bien plus que 30 voire 40 secondes. Mais quand on a fait un côté, en général, assez vite après, on fait l’autre. Et j’en ressors toujours aussi mal, autant épuisé et à bout de souffle. En espérant à chaque fois que ce sera la dernière fois. Comme si ça pouvait être la dernière fois. Alors que j’aime bien faire des pompes mais bon, chacun son truc. Je ne suis qu’élève, Benoît c’est le coach et lui, c’est le chef, c’est lui qui décide. Et moi, j’obtempère. Mais parfois, intérieurement, je bougonne et je conteste. Je me rebelle en pensant à autre chose le temps qu’il passe et que ça s’arrête.

Ça me fait penser à ce qu’a dit Jean-Pierre, un des deux membres des Roupiot : « Tous ces endroits où on peut avoir mal, je ne pensais pas qu’il y en avait autant. » Eh bien moi, je suis d’accord avec lui. Mais Jean-Pierre, il ne fait aucune activité physique alors quand il dit ça, on est en droit de se demander comment, pourquoi et où il peut avoir mal partout ? Tout ça pour dire que j’aime bien Valérie Lemercier. J’ai vu tous ses spectacles, me semble-t-il. Et tous ses films sauf Quadrille. Et le dernier : 100% cachemire. Et ce week-end, il n’est pas impossible que j’aille voir The Lunch Box. Mais aussi 16 ans ou presque. Et Suzanne. Parce que comme je vais travailler tous les jours même dimanche et lundi, il va bien falloir que je me trouve quelques distractions. Pardon ? 100% cachemire ? Désolé, j’ai un doute. Pour moi, ce n’était pas du 100%.