Petit marché pour un petit dimanche en petite forme. Heureusement, j’ai pu profiter d’un rayon de soleil pour aller sur la place Pey Berland afin d’y acheter quelques légumes et quelques fruits et passer voir le marchand de produits italiens afin d’y prendre quelques gnocchis pour mardi soir. Il m’en a mis 610 grammes mais je n’ai pas encore compté combien ça faisait de petites boulettes, je le ferai mardi soir. Pour l’instant, les gnocchis sont dans le réfrigérateur en attendant des jours meilleurs pour eux. Je pense que je les ferai en gratin avec du jambon et du basilic. Et du fromage, évidemment.

Et, je suis donc passé chez la dame de Marmande. Chez la patronne. Qui avait encore des andines cornues dont j’ai pris un kilo. Sans doute les dernières de l’année. Et cinq poireaux. Et une boule de céleri rave. Et j’ai aussi fait des courses pour Cabirol, une commande prise à l’arrachée, au téléphone, à la dernière minute. Des poireaux, des carottes de couleurs, des noix de l’année et des amandes fraîches. Et j’ai tout déposé là-bas en attendant le retour du patron et de son numéro 2. Ils sont allés à Biscarrosse pour essayer le nouveau lit du deuxième, justement.

Quelle ne fut pas ma surprise de ne pas voir Angelo, encore une fois. Ça doit faire au moins trois semaines. Bon d’accord, dimanche dernier, je suis allé à Biscarrosse, moi aussi, tiens, justement et donc, là, je n’y ai rien vu. Et le dimanche précédent, il n’était déjà pas là. Et le dimanche d’avant, c’est moi qui n’y suis pas allé. Donc, ça fait un mois ou presque que je ne l’ai pas vu. Alors, je peux commencer à m’inquiéter. Soit il ne vient plus du tout pour une raison que j’ignore. Soit il est en vacances car il est toujours étudiant, je crois. Soit il a été viré par la patronne.

Et s’il a été viré par la patronne, j’espère que ce n’est pas à cause de moi et de cette histoire de carotte mise dans sa poche (voir le billet du 7 octobre) car ce n’était vraiment pas mon but de le mettre dans la panade. Je ne pense pas qu’il l’ait volée, cette carotte. Il l’avait juste ramassée pendant qu’il servait ces nombreux clients tous plus pressés les uns que les autres, qui ne le laissent pas respirer. Et moi, ça m’avait juste amusé. Non, j’espère vraiment que si sa patronne a lu mon billet, elle ne s’est pas servie de ça pour se débarrasser de lui.

Si ça se trouve, à cause de moi, il est dans les choux, désormais. C’est vrai, qu’est-il devenu, Angelo ? Il est tombé dans les pommes ? Il en a pris plein la poire ? Il a attrapé des champignons et il est en arrêt maladie ? J’espère vraiment que pour lui, ce n’est pas la fin des haricots. Et qu’il est simplement parti faire un voyage en Italie. Si jamais c’est ça, s’il est en vacances dans la botte, non pas de radis mais italienne, je suis content pour lui. Et alors là, je pourrai avoir l’âme et la conscience en paix. Je pourrai même dire que c’est nickel, Angelo.