J’ai quitté le boulot à treize heures vingt-cinq, pour être très précis. Une fois que je suis arrivé sur le quai de la station Lauriers, j’ai attendu le tram pendant huit minutes. Je suis allé directement à la Fnac pour y trouver un éventuel cadeau et je suis rentré déjeuner comme il le fallait et comme il en était plus que temps car j’avais vraiment faim, je commençais même à être légèrement faiblard. J’ai mangé une salade de cinq légumes crus et un reste de pâtes au pesto rouge. Simple, bon et efficace.

Et je suis sorti pour aller vider les bouteilles en plastique, les papiers et les bouteilles en verre, je suis passé par Cabirol pour voir si le loup n’y était pas et comme il n’y était pas, j’ai refermé le portail le plus discrètement possible, sur la pointe des pieds et je suis passé chez le traiteur du patron mais rien ne m’a tenté. Alors, je suis rentré à la maison et là, j’ai commencé à préparer le repas du soir et la salade de riz pour demain midi. Mais sans m’être réellement reposé. Pas bien malin, ça.

Le temps m’était compté, j’ai donc fait cuire le riz, durcir les œufs (LES œufs pas MES œufs !) et j’ai préparé le travail pour l’infusion avec les herbes et les fleurs achetés lundi (voir billet du 30 septembre) en les mettant juste dans l’eau froide et dans la casserole qui allait bien pour ça. Et je me suis préparé pour aller chez le nutritionniste endocrinien. Comme c’était prévu. Avec un peu de chance, il allait me prendre à l’heure et je pourrais finir de préparer tout ce que j’avais à faire en cuisine et me reposer un peu avant le dîner.

Raté. Il m’a pris avec dix minutes de retard mais surtout, je suis sorti de chez lui plus d’une heure trente après le début de la consultation qui n’avait de consultation que le nom. C’était presque plus une discussion, à peine un débat, j’ai eu du mal à en placer une mais c’était intéressant voire passionnant. Je suis tombé plusieurs fois de ma chaise. Ou de mon fauteuil. J’ai aussi un peu bâillé (nous y reviendrons peut-être demain, sur le bâillement) et je suis parti en lui promettant de le tenir au courant pour la suite.

Je vous passe la suite des détails domestiques et la course un peu effrénée depuis mon retour à la maison, je vous passe le dîner et je vous passe la vaisselle. Je publie ce billet et je file sur le canapé du salon pour m’y vautrer devant la télé, ce qui me conduira jusqu’à l’heure de mon coucher. Et à ma nuit. Je le mérite car j’ai passé mon après-midi au pas de charge, au pas de course. Et s’il vous plaît, pas de question, ce soir, ce serait faire offense à mon besoin de calme. Et de volupté. Ce sera ma récompense pour cette journée bien remplie.