Ceux qui me sont proches le savent, j’ai une collection assez importante de livres de cuisine et j’achète environ 4 à 5 magazines mensuels dédiés à l’art culinaire (vous avez vu, j’ai évité le piège de la répétition du même mot ! C’est bien parce que sinon, ça aurait été comme un plat qu’on mange deux fois de suite, ce n’est jamais si plaisant que ça) et je passe mon temps (une partie de mon temps) à les parcourir. Concernant les revues, quand j’en ai trop qui s’entasse, je les feuillette de nouveau, rapidement et je découpe les pages qui m’intéressent en me disant que tiens, ça, je pourrais le faire, ça doit être bon ou tiens, ça, ça semble facile à réaliser ou encore, tiens, ça, ça serait sympa au cours d’un dîner pour des amis. Oui, parce que j’organise des dîner pour mes amis, de temps en temps mais jamais pour mes ennemis ou d’autres qui m’indiffèrent. Comme ça, pour moi, c’est plus simple de chercher à leur faire plaisir, à mes amis, vu que je les aime. Et tant qu’à faire, mieux vaut mettre les petits plats dans les grands, quand c’est pour eux.

Ce midi, donc, j’étais en train de lire plus ou moins en diagonale le numéro 2 de 750 grammes, daté de juillet/août 2013 et à la page 120 sur 124, j’ai découvert un entrefilet (de bœuf ?) sur un sujet que je ne connaissais pas mais avec un mot que, même si je l’avais déjà lu, ce qui n’est pas impossible, a priori, je ne connaissais pas. Comme je ne suis pas né de la dernière pluie, j’ai tout de suite compris ce que ça signifiait mais le mot m’a plu (oui, je sais, en ce moment, il pleut tous les jours), il m’a amusé (d’Orsay ?) et j’ai voulu partager ma joie de l’avoir lu et en faire profiter tout le monde aussitôt en lui consacrant un billet dans ce blog. À la fin du troisième paragraphe, ce sera donc chose faite. Justice lui aura été rendue et chacun chez soi, ainsi, les moutons du méchoui seront mieux gardés. Tout ça, c’est pour faire durer le suspense car je suppose, je vous imagine suspendu à mes lèvres pour découvrir le mot en question. J’y arrive.

Qu’elle cuise 30 minutes ou une heure, une viande a toujours besoin de reposer après, pendant une dizaine de minutes, si possible. Ça permet au sang et aux sucs, qui se sont réfugiés au cœur de la viande pendant le chauffage, de refluer lentement vers l’extérieur pour irriguer de nouveau toutes ses fibres. Ainsi, la viande est plus tendre et plus juteuse. Pour celles et ceux qui aiment le jus, ça n’est pas le dernier des arguments. Et le fait que la viande soit juteuse, on appelle ça la « jutosité » et ne comptez pas sur moi pour sortir des blagues de mauvais goût sur l’autre sens qu’on pourrait donner à ce mot en imaginant qu’il n’y a pas que les viandes qui pourraient connaître la jutosité. Non, je ne serai pas celui-là ce soir. Je voulais juste vous faire profiter d’un mot nouveau, enrichir votre vocabulaire et vous permettre de pouvoir briller en société. En ces temps plutôt durs, respectons la tendreté de la viande.