C’est samedi que nous sommes allés nous promener à vélo avec le patron. Du côté de la Chaume, vers le fort St Nicolas, le phare de l’Armandèche et peut-être la plage du Paracou mais rien n’est moins sûr du côté de ma certitude au sujet de ce nom-là. Car c’était peut-être une plage mais peut-être pas la plage en question. On ne le sait pas vraiment vu qu’on n’a rien vu écrit à ce sujet. Tout ce que je sais, c’est que là, j’y ai trouvé un grain de café et un vrai : avec trois tâches sur le dessus. Et encore une fois, ça m’a fait un petit trésor à mettre dans ma poche.

Il faisait encore beau même si un peu frais dès que nous étions à l’ombre mais au soleil, pédaler avec le patron, c’était très sympa. Oh, bien sûr, parfois, on a un peu merdouillé, surtout moi mais bon, ce sera retenu sur mes gages. Ou alors, je ferai des heures supplémentaires pour compenser quand parfois je me trompais ou autre… En réalité, je suis un bon petit soldat et je pense que j’ai toujours été un bon employé au service de mes différents responsables et autres directeurs mais il se peut que parfois, j’ai des moments de faiblesse.

Bon an, mal an, nous sommes rentrés au bout de trois heures de pédalage et nous étions crevés. Éreintés. Épuisés. Courbatus. Exténués. Vidés. Et flagada. Et j’ai encore plein de synonymes à mettre mais j’ai peur que ça vous agace et que ça vous indispose. Que ça vous harasse. Que ça vous incommode. Que ça vous lasse. Et j’en passe et pas des moindres. Nous étions donc flapis mais en même temps, bien dans notre tête et dans notre corps. Men sana in corpore sano. Ou un truc comme ça. Ou in medio stat virtus. Mais je ne vais pas me lancer dans les citations latines maintenant.

Et puis, le temps a continué de se dégrader progressivement, jour après jour, heure après heure, minute après minute, nuage après nuage et coup de vent après coup de vent. Et hier, dimanche, ce fut une étrange journée où on nous a mis à l’ombre au lieu de nous mettre sous les projecteurs en plein soleil. Et nous avons eu froid et nous sommes rentrés d’un déjeuner dominical un peu réfrigérant mais très agréable, bonne ambiance chaleureuse et l’un a compensé l’autre. Et le reste de la journée fut dédié à du repos pour les uns (supérieurs en nombre) et à des coups de fil pour l’autre (le patron, tout seul.)

Ce matin, je me lève le premier, comme d’habitude. C’est le jour du départ des parents. Je vais chercher du pain frais et un timbre pour l’Allemagne et il fait un vent de canard et un froid à décorner les bœufs. J’exagère un peu, juste un peu. Il faisait plutôt frais comme un bon verre de rosé. Mais avec le vent, ça donnait l’impression d’avoir vraiment très froid. Et j’étais juste levé et donc, encore un peu dans la chaleur de mes draps. Et depuis, il s’est mis à pleuvoir. Alors, aujourd’hui, je partirai sans doute à la chasse aux grains de pluie. Et je les essuierai pour les conserver dans un bocal.