Lundi matin, hier, je me lève à 7h40 et je décide d’aller chercher une baguette de pain frais sur le Remblais et non en ville, près du marché Arago. Il y a une petite boulangerie (qui vend aussi des brioches) à moins de deux cents mètres de l’appartement et je m’y suis donc rendu. Je savais, des années précédentes, qu’il n’y avait jamais de pain avant 8h00 mais ça avait pu changer ? J’ai tenté ma chance. Peine perdue, en passant devant, des viennoiseries étaient proposées à qui mieux-mieux, des brioches, des paquets de biscuits et autres cochonneries industrielles mais du pain frais, rien. Pas même du pain de la veille.

Alors, j’ai continué d’aller vers le centre-ville, en me disant que face à la mairie, il y avait quelque chose qui devrait être ouvert. Et bien non, ça n’existait plus. Et sur le chemin, une autre était fermée le lundi. Alors, j’ai poussé jusqu’à après les halles et là, enfin, j’ai trouvé quelque chose d’ouvert avec en prime, des promotions, trois produits achetés, un quatrième offert. J’aurais évidemment préféré quatre produits achetés, un cinquième offert mais bon, c’était déjà mieux que rien. Alors, j’ai regardé et j’ai choisi trois chaussons aux pommes et une baguette.

Je n’ai payé que les chaussons aux pommes car on m’a donc offert la baguette, le moins cher des quatre produits. Et je suis rentré, soulagé et satisfait, une bonne affaire après avoir marché dans la fraîcheur soutenue d’un petit matin de septembre aux Sables d’Olonne. J’allais pouvoir prendre mon petit déjeuner et apprécier mes tartines gratuites. Et j’en ai même gardé pour ce midi, de la baguette, car quand c’est gratuit, on peut faire durer le plaisir, non ? En tout cas, je trouve qu’il y a un grain de sable dans le système boulanger quand, à 8 heures, un magasin n’a pas de pain à proposer.