Nan ! J’suis pas dispo, je suis débordé, j’ai du travail par-dessus la tête et en plus, je suis tout seul sur deux postes et je peux pas, et c’est pas le jour. M'emmerdez pas ! 

Non, mais franchement, c’est vrai, quoi. J’arrive de week-end, un week-end qui s’est très bien passé, dans lequel je me suis bien plu et là, paf, en plein dans la gueule, sur mon bureau, ce matin, une cinquantaine d’avoirs à traiter, des dizaines de demandes qui sont restées sous le coude des gens en charge d’en vérifier une partie des informations parce que la semaine dernière, c’était la plus grosse semaine de l’année et donc, on a laissé en plan tout ce qui n’était pas de la prise de commande. Du coup, c’est moi qui trinque alors que je n’ai rien demandé d’autre que de les récupérer au fur et à mesure où ils sont à faire pour bien gérer mon temps et m’organiser. Parce que moi, dans mon boulot, j’ai trois journées ou trois matinées très chargées : les mardis, vendredis et samedis. Pour les mercredis et jeudis, je suis un peu plus cool et donc, j’ai plus de temps pour faire des extras, si je puis dire.

Ah non, alors, j’ai déjà dit tout à l’heure que c’était pas le jour… Non, la demande n’est pas claire, je ne la traiterai pas. Je suis pas là pour corriger les copies des commerciaux.

Et puis, comme par hasard, il y a Kiki qui est en vacances et là, ce matin, sans qu’il n’y ait réellement de relation de cause à effet, il y avait plus d’écarts de stocks que d’habitude, en nombre de références, pas forcément en valeur. Et ça aussi, ça m’a énervé car depuis le début de la pleine saison, j’ai moins d’information de la part des autres et j’ai plus d’écarts à résoudre. Je suis tout seul pour faire ça aussi et je n’y arrive pas comme je le voudrais et je n’aime pas ça. Et d’avoir autant à faire en si peu de temps, ça me stresse et même si, fondamentalement, ça ne me déplaît pas, un peu de densité au travail, j’aime quand je la choisis, cette surcharge. Quoiqu’il en soit, j’ai vraiment eu l’impression, ce matin, qu’un sort m’avait été jeté car tout semblait se liguer contre moi pour me contrarier et accumuler les choses imprévues à faire. Y a des jours, on ferait mieux de rester en week-end à Biscarrosse.

Non, non et non ! Faites pas chier ! D’ailleurs, puisque c’est ça, je le ferai pas. Et je le ferai d’autant pas que tu sais ce que je vais faire ? Je vais me casser et toc.