Je vous ai bien eus, Is et Ho, Santiano parce que si je suis allé dans les Landes, ce n’étaient bien sûr pas celles que vous croyiez. Non, non, non. J’étais dans les Landes, tout simplement, sans préfixe, sans langue étrangère un peu râpeuse mais ça ne fait rien, dans tous les cas, on peut parler anglais. Mais dans les Landes, on y parle le français, parfois, on peut y parler d’autres langues, vu les nombreux touristes étrangers que l’on y croise mais la langue officielle des Landes, ça reste le français quoi qu’on en dise. Le français est une Lande vivante et qui se défend. Et moi, j’ai passé deux jours à Biscarrosse, tout simplement. En aucun cas, je ne suis allé me laver les pieds dans un geyser ni même ai-je baisse la tête pour passer sous un moulin. Non, non, non, j’ai vu des pins, du sable, l’océan, des golfeurs (normal, le long des golfs clairs) et du rosé. Mais avec modération. C’est-à-dire, pas plus d’un verre à la fois. Et la plancha. Et les lunettes de soleil. Et la crème protectrice, aussi. Il faut toujours sortir couvert même par le plus grand beau temps.

Alors voilà. Comme il n’y avait pas le feu au lac, j’ai pris mon temps, enfin et j’ai profité de ces deux jours pour me détendre de partout, pour lâcher prise, pour laisser tomber la pression et toutes ces choses dont mon corps et mon esprit avaient besoin, comme une évidence. Et puis, il fallait bien ça pour se remettre de toutes ces émotions depuis le retour de Toscane. Voyage qui me semble si loin comme s’il datait du siècle dernier. Dans les Landes, sans Is et Ho, Santiano… Donc, j’ai aimé prendre mon café d’après le déjeuner, allongé sur un transat, sous l’arbre, afin d’avoir un peu d’ombre et de fraîcheur et fermer les yeux et laisser mon esprit vagabonder comme s’il était enfin en liberté après avoir été tenu en laisse. Me débrider. Et récupérer un peu de ce sommeil dont il m’a semblé manquer, ces nuits dernières. Et si on me demande pourquoi je ne me suis pas reposé avant de venir à Biscarrosse, je n’ai pas la réponse. Je donne mes Landes au chat. Et comme il ne fallait pas réveiller le chat qui dormait…

J’ai donc passé un week-end dans les Landes sans Is et Ho, Santiano. Sans aller dans l’Is, même si j’en rêve vraiment et sans aller dans l’Ho, car là, je sais que normalement, j’irai en juin 2014. Pour l’anniversaire du Président. Mais ce sera surtout Amsterdam, pas vraiment le bas pays. En attendant, j’ai profité du grand air, des arbres, des écureuils, de la plage, des vagues (je ne me suis pas baigné, je vous ai déjà dit que je n’ai pas mis un pied dans l’Ho) et du bon vivre sans contrainte. Et nous avons passé du bon temps. Et nous avons pu parler. Ou nous taire parce que, parfois, on n’a pas besoin de parler pour être en communion avec les autres, avec l’autre. Mais nous avons quand même pas mal parlé. J’avais les Landes bien pendues. Le chat me l’avait rendue assez rapidement car il en avait d’autres à fouetter. Et moi, j’étais bien. C’est devenu un petit rituel, ce premier week-end de juillet et tant pis si la route fut longue et chargée à l’aller. Et tant pis pour tout ce qui ne fut pas et tant mieux pour tout ce qui fut. Car ce qui fut, le fut bien et ça, c’est la meilleure chose qui pouvait m’arriver pour ce week-end avant de reprendre le boulot. Demain. Mais demain est un autre jour.