Ce billet, publié lundi matin est comme celui de dimanche. Écrit samedi après-midi, autour de 15h30. J’espère seulement qu’entre temps, il n’y aura pas eu un événement qui viendrait contredire le fait que je fais croire que c’est en direct, comme dans tant d’émissions télévisées. C’est nul. Non, moi, je le dis haut et fort : j’ai écrit trois billets le même jour, à une demi-heure d’intervalle et pour partir l’esprit léger à Saint-Maixent, j’ai programmé leur publication. 

Il y avait aussi Nicolle. Ma tante. Elle aurait pu s’appeler Madeleine mais quand elle est née, Madeleine, ça faisait un peu vieillot, sans doute et Nicolle, avec deux ailes, comme les avions, les oiseaux et les raies (dans l’océan), Nicolle, donc, ça devait faire plus contemporain. Plus à la mode. C’était dans les années, pfou, je le sais même pas. Nicolle, elle a peut-être deux ailes mais je peux vous dire qu’elle a pas les doigts palmés : elle jardine, elle dessine, elle peint, elle bricole (Nicolle, elle bricole !!!), elle cout, elle sait tout faire de ses dix doigts. Peut-être même qu’avec ses orteils elle sait aussi faire des choses. 

Il y avait Louis et Lyson, les plus jeunes de la tribu Girault. Ceux qui vont assurer la relève et la perpétuation du nom. Enfin, surtout Louis parce Lyson, qui sait, peut-être que dans vingt ans, elle se mariera et elle changera probablement de nom. Alors que Louis, non. Il devrait garder le sien. Ce sont donc mes deux premiers neveu et nièce. Et en même temps, les seuls. C’est rigolo mais ça étourdit un peu. Et pas seulement parce qu’ils sont pleins de vie. Non, c’est de savoir que eux, ils seront encore là après qui fait bizarre. 

Il y avait aussi Jeannette. Je ne sais même pas quoi dire sur Jeannette. Il y a longtemps qu’elle est la meilleure amie de mes parents. Au moins trente ans. Un bail. Elle habite une maison assez extraordinaire au bord de l’eau avec la nature partout. Et ses « enfants » en face. Luc et Christelle. Luc, c’est son fils. Christelle, sa bru. Ça m’amuse de dire « sa bru », quand on les connaît, ça fait un peu incongru. Et leurs deux enfants, les jumeaux Johan et Cindy. On dirait des noms de héros de série américaine. Il y avait longtemps que je ne les avais pas vus. 

Et il y avait aussi Marie-Thérèse. Mais si vous la connaissez ! Celle qui rit quand elle mange des fraises. Elle aussi, il y avait longtemps que je ne l’avais pas vue rire. On va dire que personne n’avait changé. Comme ça, je reste élégant et même si ce n’est pas vrai, ça n’est pas grave du tout. La réunion s’est bien passée. Le repas était bon et le dessert… le dessert, comment dire, je demanderais bien à un spécialiste mais je ne voudrais pas le faire passer pour un plus gourmand qu’il ne l’est déjà. Comment Papa ? Ah non, je ne pensais pas à toi, spécialement, non ? Juste entre autres.