Hier, nous avons fêté… enfin, certains ont fêté le premier anniversaire du couronnement, non, du sacre… non plus… de l’élection de François Hollande et on nous en a rebattu les oreilles tant et plus à croire que les journalistes n’ont rien d’autres à raconter. Dès qu’ils ont un os à ronger, ils le sucent jusqu’à la moelle. Et encore même sans moelle, ils continuent au cas où il resterait quelque chose à curer. Parce que pour les curées, ils sont forts, mais je ne veux pas polémiquer, vous me connaissez. 

Donc, pour en revenir à cet anniversaire, légèrement joyeux pour les uns et tristement colérique pour les autres, pour en revenir à ce premier anniversaire, disais-je, avant que vous ne m’interrompiez, ce premier anniversaire aura été surtout un hymne au mauvais français, dont sont coutumier nombre de gens des medias. Mais là, ce fut en toute impunité qu’ils en ont abusé, de cet écart de langage et ça n’a semblé curieux à personne. 

Personne de bon sens dans le milieu intellectuel pour élever sa voix contre ce nivellement par le bas, contre ces abus de la phrase choc. Si je dois être le seul, je serai celui-là mais je n’en tirerai aucune gloire, juste un peu de gloriole, à la limite, deux doigts, dans un grand verre avec un peu de glace. Oui, parce que je veux bien trinquer à ce premier anniversaire mais je vous préviens, le prochain qui reparle des « un an » de présidence de François Hollande, je l’étrangle. Ou je l’accouple de force à Frigide Barjot.  Je veux bien que tout augmente mais de là à parler de « un » au pluriel, la crise ne va pas jusque-là. Si ?