Un dimanche de quoi ? Écrivais-je hier, oui. Et je l’assume. Mais ce lundi ne pose pas autant d’interrogation(s). Pourquoi ? Parce que simplement, ce lundi est un jour de Toulouse, un lundi de saucisses et de briques roses. Rien à voir avec quelque organisme associatif gay que ce soit. Saucisse et briques roses, ce ne sont vraiment que deux emblèmes de Toulouse, rien de plus, pas de double sens, pas de choses cachées. La douane volante peut venir me fouiller. Quant à la jaquette volante, rien à voir non plus avec le mariage pour tous. Ce n’est qu’une pratique frauduleuse pour vendre des films sous des fausses jaquettes. Un peu comme les lasagnes au cheval alors qu’on dit qu’elles sont au bœuf. C’est pas bien tout pareil. 

Un lundi de saucisses et de briques roses. Ce matin, lundi, je suis parti de très bonne heure pour aller à Toulouse. C’est un lundi où je vais faire le chauffeur de maître. Je conduis, sa belle et grosse voiture (moi, je n’ai qu’une Modus première génération) et je le dépose devant l’immeuble de son avocat fiscaliste et moi, ensuite, j’ai quartier libre, pas même quartier maître et j’en profite pour faire un peu de shopping, pas trop et après, pour ne pas faire attendre l’homme que j’ai conduit jusqu’ici, je vais moi-même l’attendre dans la voiture, en écoutant la radio et/ou en bouquinant. Voire, je ferme un peu les yeux et je me laisse aller à vagabonder dans mon esprit déjà un peu encombré. 

En général, la route du retour, elle se fait toujours dans une autre ambiance que celle de l’aller. Parce que celle de l’aller, elle est tôt le matin, elle est encore dans un état d’esprit un peu calme, tout est en devenir mais celle du retour, elle est un peu fatiguée de la réunion du patron, elle est aussi un peu libérée de tant de points abordés et elle est synonyme de fin de journée, quelque chose de l’ordre du devoir accompli. Et ça se finit bien souvent au restaurant, histoire de ne pas se prendre la tête pour le dîner. Et il sera temps d’aller se coucher pas trop tard car demain, mardi, la semaine reprend ses droits et ses habitudes et il faudra se lever tôt. Une journée comme une parenthèse rose.