Je sais que d’aucuns peuvent trouver impudique voire indécent le fait que je me livre tout ou partie dans les billets de ce blog mais je les rassure, je ne confesse que des choses pour toutes les oreilles et qui ne m’engagent qu’a minima. Je ne vais entrer dans aucun détail trop personnel ou alors, ce ne serait que pour tenter de faire rire à mes dépens.  Alors, ce matin, comme je ne sais pas de quoi je vais pouvoir parler, comme bien souvent, à chaque fois que je me mets devant ma page blanche, je vais parler de moi, pour changer. 

J’ai mal à l’Alsace. Depuis hier après-midi, après ma pseudo sieste sur le canapé devant la télé. J’ai plus ou moins regardé ce qui était diffusé tout en somnolant plutôt plus que moins. Bien souvent, dans ces conditions-là, la télé n’est qu’un alibi. Je fais croire que je me distrais ou me cultive devant des émissions de bon aloi et de bon niveau mais il n’en est rien, s’il y avait des émissions de ce genre, ça se saurait. Non, je fais croire que je vais m’intéresser à quelque chose mais en (télé) réalité, je chercher à m’assoupir sans en avoir l’air. Et bien souvent, ça marche. 

J’ai donc somnolé entre deux eaux, entre deux univers, en ayant certainement mal positionné mon curseur et quand j’ai refait surface (π R² ?), j’étais toujours entre deux mondes, l’un dans lequel on se sent à peu près bien et l’autre, un peu plus douloureux. D’abord, on y peine à se lever, à se remettre debout et quand on y parvient, c’est après un effort incommensurable. Et c’est là que j’ai pris conscience que j’avais un peu mal à l’Alsace. Et j’ai failli abdiquer. Lui laisser son indépendance et ne plus m’occuper d’elle mais ça n’était pas possible, ses revendications étaient trop présentes.

Un peu comme si l’Alsace était gouvernée par un dictateur genre Frigide Barjot, une espèce de pit-bull version » Klaus Barbie fait sa pute mais qui fait ça au nom de Dieu », franchement, ça rassure de savoir quelles sont ses motivations. Et moi, pendant ce temps-là, j’ai courbé l’échine pour tenter d’échapper à ses discours de propagande. Je me suis courbé en deux et j’ai fait mes plantations pour le balcon. Mes fleurs de la liberté. Comme des étendards de paix. Mais quand je me suis relevé, j’avais toujours très mal à l’Alsace. 

Ça ne m’a pas vraiment quitté malgré la bonne nuit que j’ai passée. Je dis « bonne nuit » parce que c’est vrai que, pour une fois, j’ai l’impression d’avoir plutôt bien dormi. Si ce n’est mon réveil « debout verre d’eau et pipi » comme à chaque petit matin que je vis. Et là, je reviens de chez Auchan et heureusement que j’avais mon caddie, car comme j’ai toujours l’Alsace douloureuse, je n’aurais pas pu porter mes sacs de commissions. Reste à savoir si j’ai plus mal au bas rein ou dans le haut rein. En tout cas, j’en ai plein le dos.