Déjà dans mon précédent blog, j’ai parlé de lui à plusieurs reprises et notamment une fois où j’avais trouvé qu’il m’avait particulièrement réussi comme un pâtissier qui fait un vraiment très beau gâteau que tout le monde remarque. Eh bien, lui, Carlos, cette fois-là, il m’avait sublimé et pour une fois, je me suis aimé. Non. Je me suis beaucoup aimé. Et pour le remercier, je m’étais fait prendre en photo, à peine sorti de son salon et j’avais transformé la photo en noir et blanc et là, c’était encore plus réussi que dans la vraie vie, on aurait pu croire une photo du studio Harcourt. Celle d’une vedette de cinéma ou de la chanson. 

Et j’avais écrit un billet sur ça, rien que ça. Ma façon de le remercier. Pour avoir tant de talent dans les doigts (et encore, je ne sais sans doute pas tout.) Et pour lui faire de la publicité, aussi. Et parce que ça me faisait plaisir de parler de lui et de pouvoir glisser une photo de moi, histoire de flatter mon égo. Oui, parce que moi, il y a longtemps que j’ai le tout à l’égo. Et ça, c’était le 20 janvier 2006 et le billet s’intitulait une petite coupe ? Et dire qu’à ce moment-là, je ne m’étais pas encore remis à boire du champagne. J’aurais pu, ce jour-là, pour fêter ça.  

Eh bien aujourd’hui, j’y suis retourné, chez Carlos. Je n’y étais pas allé depuis le 18 janvier, je crois bien. La veille de l’anniversaire de Jean-Marie. C’est pour ça que je m’en souviens aussi bien. Et donc, près de trois mois après, j’ai eu envie et besoin de me faire un peu rafraîchir car franchement, avec cette crève et cette fatigue, je me trouvais plutôt mauvaise mine. Il n’y avait qu’à voir comment j’étais avachi, hier soir, à l’UGC, pour la représentation du ballet de Neumeier la troisième symphonie de Mahler en direct de l’opéra Bastille à Paris. J’étais tellement pas en forme que je n’ai presque pas profité du spectacle mais plus de mon échouage sur le fauteuil que j’occupais.  

Mais comme ce soir, nous allons voir Orphée aux Enfers, d’Offenbach, au Grand Théâtre de Bordeaux (dans une mise en scène de la chorégraphe Laura Scozzi - que nous avons plus ou moins bien connue à Paris avant d’émigrer sur Bordeaux), je me devais d’avoir meilleure mine et donc, d’aller chez le coiffeur comme le font les dames de la haute bourgeoisie. Et certainement leurs maris, aussi. Alors, tout à l’heure, j’irai me changer et comme en plus, je suis bien coiffé, j’aurai mérité de tenter qu’on me remarque dans les couloirs de l’Opéra.  

Et afin que celles et ceux (nombreux, hélas !) qui ne me verront pas en chair et coiffure ce soir, puissent en profiter, je me suis pris en photo pour que vous puissiez vous faire votre opinion. Opinion qui, évidemment, ne pourra qu’aller dans mon sens, il faut toujours brosser Stéphane dans le sens du cheveu parce que le brosser dans le sens du poil, c’est plus compliqué. Je remercie encore une fois Carlos pour le travail qu’il fournit pour me rendre divin à chaque fois. Et les plus frustrés d’entre vous n’ont qu’à savoir faire ce qu’il faut pour me voir entièrement. Avant d’acquiescer. Voir d’applaudir.  

Stéphane by Carlos Coiffure