Y a des fois, il faut oser franchir l’obstacle, faire le premier pas et tremper sa première mouillette dans son œuf à la coque (non, cette expression ne doit pas exister, je viens de l’improviser comme ça, presque indépendamment de mes doigts en liberté sur le clavier) et se lancer dans l’aventure et faire partie intégrante de ton époque et ne pas laisser la caravane passer pendant que les chiens aboient après le facteur, les policiers et tout ce qui porte uniforme. Je n’oublie pas les contrôleurs du tram ni les pompiers mais je ne peux pas citer tout le monde.  

Oui, parfois, il faut savoir se jeter à l’eau et n’y voyez aucune allusion à ce programme télé diffusé il y a quelques semaines de cela parce que, et c’est vrai à 100% pur bœuf, que je ne l’ai jamais vu moi mais quand je dis qu’il faut savoir se jeter à l’eau, c’est juste que vous avez cru que je voulais parler de l’élément liquide alors que si vous m’aviez bien lu, vous auriez compris que je disais qu’il fallait savoir se jeter allo.  

Et donc, je me suis dit que si d’autres, que je ne nommerai pas ici, ont été capables de le faire avant moi, pourquoi pas moi, tout simplement et tout naturellement. J’aime bien être le premier et si je ne peux pas être le premier, soyez assurés que je trouverai toujours un moyen de contester le résultat et de proposer une ultime épreuve (truquée) pour que je gagne ou alors, je m’arrange pour être le dernier et je clique sur le bouton « ordre inversé » et comme on le dit dans le vieux bouquin, là, ce gros livre d’avant Google et Wikipedia… Booble ? Bibble ? Bible, c’est ça, oui, et bien, les derniers seront les premiers et avec moi, ça marche à tous les coups.  

Et me voici chez moi, là, en ce vendredi saint, alors que ma mère, Monique, me disait justement au téléphone, tout à l’heure, donc, en ce vendredi saint, jour du poisson par excellence (cf. la Bible), elle me disait donc, que dans une huitaine de jours, elle, elle se lancera à l’eau puisqu’elle fera un 1 500 mètres de compétition car ma mère, c’est une nageuse Gordini, avec des rayures mais surtout au niveau de ses nageoires, de ses branchiers  et de ses ouïes, donc, en ce vendredi saint, je lui rends hommage en faisant la même chose sauf que moi, ce ne sont pas 1 500 mètres en piscine mais environ 14 centimètres mais pas en milieu aqueux, je vous le jure.  

Et j’ai sauté l’obstacle, j’ai foncé tête baissée et je me suis jeté allo mais j’avoue que ça ne se fait pas sans peine. Parce que ces 14 centimètres par 7 par 0.9, ça me change de mon vieux truc, mon objet de brocante mais en même temps, je le voulais, du moins, je pense que je le voulais parce que je ne voulais vraiment pas rester à la traîne et maintenant que je l’ai, je le regarde, je le trouve plutôt beau mais je ne sais pas très bien quoi en faire, ce soir. Peut-être me contenter de le poser dans un coin et de passer à autre chose, jusqu’à demain. Parce que tant va la cruche allo, qu’à la fin, elle se passe à autre chose.