Cette semaine se termine, d’un point de vue boulot, en ce qui me concerne et je viens de commencer mon week-end. Nous sommes samedi, il vient d’être quinze heures, la température extérieure est douce, plus proche du frais que du chaud et moi, je suis en train de zoner, je vais du canapé à l’ordinateur. Le canapé pour me mettre en position horizontale, plus ou moins regarder la télé et plus ou moins écouter ce qui s’y dit et la position assise quand je viens ici, pour voir si l’inspiration me vient. 

Après avoir écrit le premier paragraphe, je suis retourné sur le canapé un moment. Histoire de laisser les mots se décanter comme un vin dans une carafe. Et j’y suis revenu pour voir si la deuxième gorgée serait bonne. Et je me laisse aller à une lampée qui ne me satisfait pas tout à fait mais qui fera l’affaire pour l’instant. En fait, quand je suis ici, j’ai hâte de retourner sur le canapé et quand je suis là-bas (ce n’est qu’à deux mètres, en même temps, ce n’est pas le bout du monde !...) s’il me vient une idée, je me dois de revenir ici. 

Nous allons donc dire que je suis entre la poire et le fromage. Et comme je ne suis pas un malade mental du dessert et que je ne mange pas beaucoup de fromage non plus, disons plutôt que je pourrais être dans un état proche de celui quand on est entre le salsifis et le yaourt. Non, c’est encore plus idiot, je mange plus souvent des poires que des salsifis et les yaourts, ouais, quand même un peu et même régulièrement mais cet état-là ne me convient pas. Je vais aller m’allonger pour un trouver un meilleur que ça.  

Voyons, et si nous partions du postulat suivant : je suis entre le chou-rave et le gâteau de semoule. Parce que j’aime bien les choux, d’une façon générale et le chou-rave en particulier (clin d’œil) et les gâteaux de semoule au lait, font partie de mes desserts préférés. Pardon ? Bien sûr que j’ai dit que je n’étais pas un obsédé des desserts mais ça ne voulait pas dire que je n’en mangeais jamais. J’ai même mes chouchous raves. Comme la semoule et pas seulement parce que je patauge dedans, aujourd’hui. 

C’est un peu régressif, la semoule au lait mais j’assume. Et vous savez quoi ? Même pas obligé d’y ajouter des raisins et encore moins du rhum, non, juste de la semoule et du lait. Et un peu de sucre. C’est comme pour le chou-rave, pas besoin de se prendre la tête. J’ai le souvenir de celui que m’a déjà préparé Arnold : coupé en tranches fines, arrosées d’un peu d’huile de noix ou de noisette, un peu de sel, de poivre et de la ciboulette émincée. C’est tout. Des plaisirs simples. Comme une sieste par épisodes un samedi après-midi sur le canapé. D’ailleurs, j’y retourne.