Ben voilà. Nous y sommes. C'est dimanche matin. Mon premier moment de détente du week-end puisque je travaille le samedi. Je l'ai attendu cet instant qui a fini par arriver et ce n'est pas dommage. Non pas que j'aie vécu une mauvaise semaine, non, j'ai plutôt subi ma semaine, même si celle-ci a été normale à en pleurer. Je l'ai subie parce que c'est ainsi que je fonctionne. J'attends des choses meilleures. Ce sont mes balises, mes objectifs, mes instincts de survie... C'est ce qui me fait tenir. Sinon, c'est trop dur, vraiment trop difficile. 

Ma vie, la vie, c'est comme le travail, mon travail. Ils n'ont d'intérêt que celui que j'y mets moi-même dedans. Tout le reste n'est qu'emballage comme ceux des produits qu'on achète en supermarché : surdimensionnés, trop volumineux, tout dans l'apparence, dans l'image, dans le non-essentiel et pour trouver la pépite, le cœur du trésor, il faut apprendre à se débarrasser de tout ça, à jeter tout ce qui n'est pas à retenir mais qui malheureusement n'est pas toujours recyclable.

On va penser que je suis d'humeur tristounette voire maussade, ce matin. Non. Que nenni. Je suis juste en train de me poser des questions sur le fonctionnement de ce blog. J'ai lancé quelques invitations pour que des proches viennent faire un tour ici et me disent ce qu'ils en pensent. J’ai déjà eu une réaction très gentille et qui m'a fait vachement plaisir de mon "petit" frère Alexandre et nous verrons pour la suite.

Mon programme de ce matin, si je ne vais pas à la messe (je n'en suis pas fou), c'est le marché, place Pey Berland. La dame du Lot-et-Garonne qui vient avec ses jeunes vendeurs et vendeuses. La femme de Rémi, que j'aimais bien et que je ne vois quasiment plus jamais. Je lui achète mes fruits et légumes de saison et du coin. Et, si les affaires sont bonnes, je prends la commande pour Cabirol que je vais livrer en suivant, c'est à deux pas. Quand les affaires sont plus molles, comme aujourd'hui, je n'y vais que pour moi et je ne bénéficie pas d'un bon prix pour les pommes, du coup. Mais tout ça, c'est ma salade. Même pas de fruits, non, juste ma salade.

C'est bientôt la fin de la saison des choux de Bruxelles. Ce n'est pas triste car ce n'est qu'un départ provisoire. Bientôt, ce seront les asperges. Puis les tomates. On s'adapte et on se fait plaisir. Et on respecte le bon ordre des choses. Oui, parce que malgré les apparences, j'aime le bon ordre des choses.  Et parfois, j'aime ça au point d'en devenir névrotique. De là à finir psychopathe, il n'y a qu'un pas. Mais non, que chacun se rassure, je vais bien et il n'y a pas de risque que je dérape. On sait se tenir, non ?